Goma : Le panier de la ménagère affecté par la crise liée au Coronavirus
La situation est de plus en plus complexe pour les habitants de la ville de Goma. Consécutivement à la crise liée au Coronavirus, il s’observe la flambée des prix des denrées alimentaires sur le marché.
Près de deux mois après l’éruption du Nyiragongo, le fief du Nord-Kivu essaye tant bien que mal de retrouver son rythme normal. Pourtant, l’équation devient difficile avec l’avènement de la troisième vague du coronavirus qui frappe de plein fouet la ville. Le secteur économique n’est pas épargné, par conséquent, c’est sans surprise que les étiquettes des prix des différents produits ont changé sur le marché de Goma. Les augmentations des prix les plus flagrantes sont ressenties dans deux marchés importants, celui d’Alanine et de kahembe.
Selon un constat fait par la rédaction de CongoRassure sur place, un bidon de 20 litres d’huile de palme est désormais vendu entre 30.000 et 40.000 francs congolais, alors qu’il se vendait entre 20.000 et 25.000 francs congolais les semaines passées. Le prix du riz importé, toutes qualités confondues, a augmenté. Un sac de riz pakistanais de 25 kg, qui coûtait 17 dollars, se vend maintenant 19 ou 20 dollars. Le riz tanzanien se vend à 25 dollars, contre 22 ou 23 dollars la semaine dernière. Le riz thaïlandais, qui coûtait 20 $, coûte désormais 21 $. Un poisson salé communément appelé « Makayabo » dans le jargon local est passé de 4 000 à 6 000 francs congolais.
Outre l’augmentation des produits susmentionnés, les prix des autres denrées sont stables. Notamment le prix du poisson appelé » Mukeke « , qui se vend à 5 dollars le kilo. Un kilo de poisson tilapia peut encore être acheté pour 4 $ et 25 kg de haricots rouges, blancs et mixtes coûtent respectivement 22 $, 26 $ et 20 $.
Par Daudi Amin, Goma