« La RDC est déterminée à lutter contre les flux financiers illicites » (Le vice-Ministre Sammy Adubango)
La neuvième réunion du réseau des parlementaires africains sur les flux financiers illicites et la fiscalité s’est tenue le lundi 27 septembre dans la ville de Dakar qui est la capitale du Sénégal.
La RDC y a été représentée par le vice-ministre des Affaires étrangères Sammy Adubango, qui s’est exprimé au nom du Président de la République démocratique du Congo et Président en exercice de l’Union africaine, Felix Tshisekedi.
Devant les parlementaires africains présents dans la salle, Sammy Adubango a résumé la situation des flux financiers de la République démocratique du Congo tout en présentant les progrès que connaît la RDC grâce à la détermination du chef de l’Etat et du gouvernement actuel du pays.
« Notre pays a pris diverses mesures pour lutter contre le fléau des flux financiers illicites. C’est le combat que mène Son Excellence Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, soutenu par son Gouvernement sous la direction de Son Excellence Jean-Michel SAMA LUKONDE KYENGE dans la lutte contre la corruption, l’évasion fiscale, le blanchiment d’argent et le crime organisé afin de contribuer significativement à la croissance économique et au développement durable. Grâce aux efforts déployés par le gouvernement dit « des warriors » pour la matérialisation de la vision du Chef de l’Etat. Le Congo commence à retrouver l’espoir de reprendre sa place de géant pour contribuer à l’émergence du continent africain », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, concernant l’Afrique, ce membre du gouvernement Sama Lukonde s’est montré préoccupé par la situation des flux financiers et la situation fiscale que le continent a enregistré durant les 50 dernières années couplée à la nouvelle pandémie de la Covid-19 qui n’a pas épargné l’Afrique
« Les flux financiers illicites sont une gangrène qui secoue notre continent africain. On estime que l’Afrique a perdu plus de 1 000 milliards de dollars en flux financiers illicites (FFI) rien qu’au cours des 50 dernières années. Cela équivaut à peu près à la moitié du PIB nominal du continent et à la totalité de l’aide publique au développement (APD) reçue par l’Afrique au cours de la même période ; cette situation enfonce l’Afrique dans la pauvreté ; alors que la pandémie de la Covid-19 continue de ravager le continent, certaines statistiques indiquent que 40 millions de personnes supplémentaires ont déjà été poussées dans la pauvreté », a-t-il ajouté.
Sammy Adubango a enfin plaidé pour la capitalisation des ressources naturelles du continent africain qui doivent cette fois contribuer à son développement et à celui de ses populations.
Par Marcus Jean Loika