RDC : Les réserves de change s’élèvent à 3,3 milliards USD au 11 novembre 2021 (Gouverneur BCC)
Par Enoch David Aluta, CongoRassure
La gouverneure de la Banque centrale du Congo (BCC) a indiqué aux membres du gouvernement que la situation économique reste marquée par la conclusion de la première revue du programme triennal dont l’approbation par le conseil d’administration du FMI en décembre de l’année en cours se traduira par un décaissement de plus de 200 millions de dollars US de la Facilité élargie de crédit (FEC).
Selon Malangu Kabedi Mbuyi, au vu des efforts déjà réalisés, le FMI encourage le gouvernement à poursuivre les réformes structurelles indispensables pour soutenir la reprise et promouvoir une croissance solide et diversifiée.
La gouverneure de la BCC a déclaré que le marché des biens et services est resté relativement stable avec un cumul annuel de l’inflation de 4,071 % à la fin de la deuxième semaine de novembre 2021, contre environ 14 % en 2020. « A ce rythme, l’inflation serait de 4,72% à la fin du mois de décembre 2021, contre un objectif de 7% », a-t-elle précisé.
Par ailleurs, le marché des changes est resté globalement stable, comme en témoignent les faibles variations du taux de change sur les deux segments du marché. Depuis le début de l’année, le taux de dépréciation du franc congolais n’est que de 1,37% au taux indicatif et de 0,90% au taux parallèle, contre une perte de pouvoir d’achat de la monnaie de plus de 14% à la période correspondante en 2020.
La gouverneure de la Banque centrale a également relevé une bonne performance des finances publiques en 2021 par rapport à 2020, notamment au niveau des recettes.
Elle a également indiqué que les réserves de change s’élèvent à 3,3 milliards de dollars US au 11 novembre 2021, soit 3 mois d’importations de biens et services. Les prix mondiaux des principaux produits d’exportation de la RDC sont en hausse en raison de la demande à mesure que l’économie mondiale se redresse.
Toutefois, malgré la stabilité observée, l’économie nationale reste exposée à certains risques externes, notamment la faible couverture vaccinale dans les pays en développement, qui pourrait influencer leurs économies et la trajectoire de la croissance mondiale.
Sur le plan interne, la faible couverture vaccinale et les pressions sur la demande intérieure qui caractérisent historiquement le dernier trimestre de l’année marqué par les préparatifs des fêtes de fin d’année, sont également des facteurs de risque.
La gouverneure Malangu a recommandé le maintien de la coordination des politiques budgétaires et monétaires, la poursuite de l’application du pacte de stabilité, la recherche d’une gestion optimale de la liquidité, et la mise en œuvre des réformes retenues dans le cadre du programme avec le FMI en vue de la diversification de l’économie mondiale.