RDC : L’économie nationale est stable en dépit de certaines pesanteurs
Vendredi, lors de la 38ème réunion du Conseil des ministres, le vice-gouverneur de la Banque centrale du Congo a évoqué les récents développements sur le marché des changes.
Il a décrit une situation économique qui reste marquée par la stabilité continue du cadre macroéconomique, malgré certaines réalités internes et externes de l’économie nationale.
« En 2022, l’activité économique restera soutenue avec un taux de croissance de 6,4%, qui sera tiré principalement par le secteur minier », a déclaré le numéro 02 de la Banque centrale du Congo, soulignant qu’au cours de la troisième semaine de janvier, le taux d’inflation est resté stable à 0,171% contre 0,094% enregistré une semaine plus tôt.
Il a expliqué cela comme étant le résultat des actions coordonnées des politiques macroéconomiques mises en œuvre ; et à condition inchangée, il est attendu une baisse du taux d’inflation de 5,368% à la fin du mois de décembre 2022 par rapport à une réalisation de 15,655% enregistrée au cours de la même période de 2021.
« La stabilité est également observée sur les deux segments du marché des changes dans le contexte de la poursuite de la bonne coordination des actions de politique macroéconomique, conjuguée à un environnement extérieur globalement favorable », a déclaré le vice-gouverneur de la Banque centrale du Congo au Conseil.
Le franc congolais s’est légèrement apprécié de 0,0275%, alors que dans le même temps la monnaie nationale s’est appréciée de 1,0996%, a-t-il précisé, soulignant que les réserves de change s’élevaient à 3,5 milliards de dollars US au 22 janvier 2022, ce qui correspond à plus de trois (3) mois d’importations de biens et services, une augmentation des réserves qui inclut les achats et la collecte de devises dans le cadre du crédit élargi de fonds (CEF) du programme avec le Fonds monétaire international (FMI).
Malgré la stabilité observée, et face à certains risques d’origine interne et externe, a-t-il souligné, il a été recommandé, « la poursuite de la coordination des actions au niveau des politiques budgétaires ainsi que la gestion rapprochée des facteurs de liquidité », a conclu le vice-gouverneur de la Banque centrale du Congo.