Ituri : Crise à l’Université de Bunia, le corps scientifique suspend ses activités suite aux incidents survenus sur le campus
Dans une déclaration faite à la presse le mardi 3 août à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire, le Corps Scientifique de l’Université de Bunia (COSCUB) a pris la décision de suspendre les enseignements et autres activités scientifiques au sein de cette université de l’Etat.
Le COSCUB indique que cette décision est consécutive à ce qu’il qualifie d’actes «barbares » d’un groupe d’étudiants de cette université contre les installations de l’université mais aussi, contre le comité de gestion qu’il soutient.
Pour l’organe, la revendication des étudiants, qui était fondée, a déjà reçu une réponse du ministre de tutelle. « Par conséquent, il n’est pas nécessaire d’attaquer à nouveau les installations de l’université et le comité de gestion jusqu’à demander son départ » a souligné le porte-parole du COSCUB.
Sur ce, ce dernier dit condamner avec la dernière énergie, le comportement «déviant, irresponsable, barbare et criminel » des étudiants et de leurs parrains occultes. « Nous réitérons notre soutien au comité de gestion en place et demandons l’implication immédiate des autorités politiques, administratives et sécuritaires de la province pour mettre fin à ces actes de destruction et de vandalisme des biens de l’État mis à la disposition de l’Université de Bunia ».
Par ailleurs, souhaitant une bonne conclusion à ces frictions entre comité de gestion et étudiants de l’UNIBU, le comité scientifique de cette institution supérieure a exigé la mise en place d’une commission d’enquête, pour explique l’organe , « identifier les auteurs matériels et intellectuels de ces bavures enregistrées à l’UNIBU ».
C’est depuis le mercredi de la semaine dernière que les étudiants de l’Université de Bunia se sont révoltés pour protester contre l’augmentation « inopportune et exagérée » des frais académiques pour l’année en cours. Et malgré la position favorable du ministre de l’ESU, Muhindo Nzangi, penchant pour les étudiants, un autre mouvement a suivi, exigeant cette fois le départ du comité de gestion en place, qu’il accuse de mauvaise gestion. Ce nouveau groupe conditionne en outre, la reprise des cours par l’arrivée de l’Inspection Générale des Finances.
Par Marcus Jean Loika, Ituri.