RDC : Muhindo Nzangi a procédé à l’ouverture de l’atelier de renforcement des capacités de l’agence nationale d’assurance qualité
Le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), Muhindo Nzangi Butondo a procédé lundi à l’ouverture d’un atelier de renforcement des capacités de l’Agence nationale d’assurance qualité et à l’installation officielle de l’ANAQ.
Selon la cellule de communication du ministère de l’ESU, le ministre Muhindo Nzangi Butondo a rappelé que son objectif est de ramener la qualité au sein de l’enseignement supérieur et universitaire.
Pour le déplorable constat fait par le ministre de l’ESU, il y a eu une détérioration de la qualité de l’enseignement. « Aujourd’hui, la course aux diplômes est devenue l’objectif principal des apprenants. Tout le monde veut être diplômé au point qu’on commence à se poser des questions sur la valeur des diplômes », a-t-il fait remarqué à l’assistance.
Et d’indiquer que l’ANAQ fait partie des pistes permettant le contrôle de la qualité dans les institutions éducatives. « Elle doit bien fonctionner et s’approprier les conclusions de la mission d’audit et de contrôle organisationnel de la scolarité lancée sur l’ensemble du territoire national avec près de 47 délégations », a souligné Muhindo Nzangi.
Illustrant le désordre qui gangrène l’Enseignement supérieur, le patron de l’ESU informe que dans l’un des rapports qui lui ont été transmis indique que certains établissements non viables ont fermé leurs portes avant l’arrivée des missionnaires. « Il y a un problème. Les universités sont devenues des ligablos », a-t-il déploré.
« C’est à nous de trouver un moyen de nous en sortir. Nous allons présenter les résultats de ces audits dans les états généraux. Nous n’ajouterons rien, et nous ne retrancherons rien, ce sera à vous de décider. Je voudrais que ce soit une décision collective », a ajouté le ministre, précisant que le gros problème est dans les grands établissements privés, dont certains se distinguent, mais dont beaucoup font n’importe quoi. « Dans les établissements publics les enseignants se comportent comme des mercenaires, lorsqu’ils sont dans les institutions privées ils ne chargent pas les syllabus, ni les travaux pratiques mais là où il est payé tous les mois, il se comporte comme un mercenaire », a déploré Muhindo Nzangi.
Il faut noter que cet atelier, ouvert aujourd’hui à Kinshasa, se tient avec l’appui du PEQPESU, Projet d’éducation pour la qualité et la pertinence de l’enseignement aux niveaux secondaire et universitaire.