Sextape des élèves du collège St Georges : « Ils sont exclus de l’école et non du système éducatif national » (Ministre des Droits humains)
La décision d’exclure définitivement sept élèves du collège St Georges impliqués dans un scandale sexuel et de leur interdire de se réinscrire dans n’importe quel établissement scolaire de la RDC a été décriée par nombreux défenseurs des droits humains , hommes des lois et observateurs. Une partie non négligeable des congolais condamnant une décision « radicale », « malvenue » et «extrêmement destructrice ».
Mais pas de panique, la donne a sensiblement changé au bonheur des « opposants » à la décision, qui ont finalement gain de cause. Après un échange fructueux avec son collègue de l’enseignement primaire, secondaire et technique, le ministre congolais des droits de l’homme, Fabrice Puela assure que, selon les explications reçues de Tony Mwaba, « les élèves du collège St Georges, auteurs d’actes immoraux sont exclus de l’école et non du système éducatif national ». Le Ministre Puela qui condamne aussi l’implication de ces élèves dans un scandale sexuel, avait exprimé dès l’annonce de la décision sa consternation face à cette décision selon lui « très sévère ». Le membre du gouvernement avait également condamné l’irresponsabilité des dirigeants de l’école qui sous « l’impulsion d’une émotion » avaient nommé publiquement ces enfants.
De son côté, en réponse au tollé soulevé, le ministre de l’EPST a indiqué que le PV établi par le conseil de discipline du collège St Georges a pris comme sanction l’exclusion définitive de ces élèves de l’établissement, précisant à son tour que « leur exclusion du système éducatif n’est pas reprise et que juridiquement c’est le PV qui reprend la décision et donc la sanction ». L’un des proches collaborateurs du ministre Tony Mwaba, a également insisté sur le fait qu’une décision ministérielle est toujours prise par arrêté ministériel. Parlant d’une Infox relayée par souci de nuire, il a tout simplement déclaré, comme pour calmer les tensions, que le ministre de l’EPST n’a signé aucun arrêté dans ce sens.
Un rétropédalage fait par le ministre et ses services qui surprend quand on sait que la décision prise sur son « instruction » , selon le conseil de discipline du collège Saint Georges, a stipulé le contraire de la nouvelle version rendue publique, parlant clairement aussi de l’exclusion de l’éducation nationale.
« Détenir des documents immoraux ou se livrer à des actes immoraux, avoir des relations louches entre élèves ou entre élèves et personnel scolaire » conduisent à une exclusion définitive de l’école, avaient rappelé les membres du conseil de discipline du collège Saint Georges. Et devant la presse venue s’enquérir de la décision finale prise à l’encontre des élèves filmés en plein ébats sexuels, le proviseur du collège avait affirmé mardi 7 septembre que les jeunes « inciviques et immoraux » ne seront plus autorisés à se réinscrire dans toutes les écoles de la RDC.
Par Christina Mukongoma, Kinshasa.