Etats Généraux de l’ESU, jour 2 : les questions sur les difficultés des personnes handicapées, celles du manque de professeurs et celles des écoles de guerre abordées
Pour cette deuxième journée des travaux des Etats généraux de l’enseignement supérieur et de l’université qui se déroulent à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, plusieurs thèmes ont été abordés par les participants.
La question des difficultés rencontrées par les personnes vivant avec handicap dans le milieu universitaire a notamment été abordée. Pour Christian Matezo, « les intellectuels vivant avec un handicap ainsi que les étudiants non voyants méritent une attention particulière et ne doivent faire l’objet d’aucune discrimination… ». Il a suggéré qu’une politique d’exemption devrait être mise en place pour réduire les frais universitaires et les coûts connexes pour toutes les personnes vivant avec un handicap… ».
Cependant, abordant le point sur la démographie du personnel de l’enseignement supérieur et universitaire, le professeur Bernard a déploré le faible nombre de professeurs dans les universités congolaises et la plupart sont concentrés dans les universités de Kinshasa et de Lubumbashi. Pour ce professeur « il faut encourager les assistants à s’inscrire dans les programmes de troisième cycle afin d’assurer la relève », a-t-il dit. Cette réflexion du professeur Bernard rejoint la suggestion du ministre national de l’ESU qui, à son tour, a proposé que « les jeunes professeurs soient désormais affectés dans les zones rurales pour suppléer les institutions universitaires ».
Concernant la collaboration entre le ministère de l’ESU et les écoles militaires, le général Muland a affirmé que « l’armée est en avance dans le système LMD ». Prenant la parole, cet officier de l’armée et commandant de l’école de guerre de Kinshasa a également plaidé pour « l’accompagnement des écoles de guerre par le ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire », tout en précisant qu’en dehors de la formation militaire, l’école de guerre assure également la formation académique.
Depuis le 10 septembre 2021, plus de 300 personnes venues de différentes régions de la république participent aux travaux de l’assemblée générale de l’ESU à Lubumbashi. Notons que ces rencontres organisées par le ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire prendront fin le 14 septembre 2021.
Par Nicole Lufungi