RDC : Application de la gratuité de l’enseignement de base, un forum prévu au début du mois de novembre 2021
Le président du sénat, Modeste Bahati a reçu en audience dans son office de travail à Kinshasa le mardi, Jean-Pierre Ilboudo Représentant résident de l’Unesco en République Démocratique du Congo (RDC).
Au cours de cette rencontre, les deux personnalités ont échangé sur l’organisation d’un forum sur la gratuité de l’enseignement de base qui réunira les Sénateurs et députés nationaux début novembre 2021.
D’après Jean-Pierre Ilboudo, il s’agira pour l’Unesco de sensibiliser les membres des deux chambres du Parlement aux contraintes, surtout financières, liées à la mise en œuvre de cette initiative du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi. L’idée de cette gratuité d’enseignement de base était de scolariser tous les enfants congolais, sans que cela ne pèse sur les bourses de leurs parents.
L’hôte du président de la chambre haute a indiqué que la réussite de cette politique exige beaucoup de moyens financiers. Pour ce faire, « sénateurs et députés devraient échanger avec des experts du secteur éducatif, dont ceux de l’Unesco, pour mieux appréhender les contours du dossier et voter, en pleine connaissance de cause, un budget sectoriel conséquent pour l’éducation nationale », a-t-il souligné.
Parmi les problèmes qui se posent à l’application de la gratuité, il a épinglé la surpopulation scolaire, laquelle exige la construction de nouveaux bâtiments ; la formation des enseignants « nouvelles unités » et le recyclage régulier de ceux qui sont déjà en poste ; l’établissement d’une cartographie scolaire conforme aux réalités du terrain ; l’amélioration de la qualité de l’enseignement ; l’amélioration des conditions sociales et de travail du personnel enseignant.
De son côté, Modeste Bahati Lukwebo a salué la démarche de l’Unesco et promis de lui apporter tout son appui, non seulement à travers la participation massive des sénateurs au forum de novembre, mais aussi une relecture attentive du budget réservé à l’enseignement primaire et secondaire.
Par Martin Leku