La société civile, forces vives de la province du Nord-Kivu, dans l’Est de la RDC, s’insurge contre les escalades communicationnelles de Corneille Nangaa Yobeluo, coordonnateur du mouvement politico-militaire Alliance Fleuve Congo (AFC).
Dans un communiqué de presse publié vendredi 29 décembre 2023 en ville de Goma, la société civile dit suivre avec attention l’évolution de l’AFC depuis son lancement à Nairobi au Kenya le 15 décembre 2023. Elle évoque également le soutien de Nangaa à la rébellion du M23 au Nord-Kivu.
« En parcourant le communiqué créa l’AFC, l’on se rend compte qu’il contient des menaces sérieuses contre la paix et l’intégrité du territoire national de la RDC mais aussi les revendications qu’il porte sont totalement similaires à celles des terroristes du M23-RDF dont la finalité n’est autre que la pérennisation de l’insécurité pour organiser l’exploitation illicite et le trafic des ressources naturelles, … », déclare cette structure citoyenne.
Les forces vives constatent avec amertume que les auteurs des menaces et des crimes graves contre la RDC se servent des certains pays voisins membres de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) pour s’organiser, obtenir des soutiens, lancer des attaques et trouver de refuge en cas de leur mise en déroute.
Elles recommandent au chef de l’Etat Congolais, Félix Tshisekedi de s'assumer urgemment en engageant le processus de retrait de la RDC de l’EAC ; d’engager les moyens humains, techniques et financiers en vue de rechercher tous les auteurs des crimes et menaces et leurs complices contre la paix et l’intégrité du territoire national de la RDC.
Aux Nations-Unies, États-Unis d’Amérique, à l’Union Européenne, à l'Union Africaine et à la SADEC, d’infliger des sanctions sévères aux États de l'EAC et leurs dirigeants complices dans la crise en RDC. À la Cour Pénale Internationale à rechercher et sanctionner les auteurs moraux et matériels de la crise dans l'Est de la RDC.
Corneille Nangaa a, dans son communiqué de presse écrit et signé à Rutshuru, qualifie de « simulacre » les élections générales du 20 décembre en RDC, dont les résultats et institutions qui en découleront n’engagent point le peuple congolais. L’ancien président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) promet poursuivre son objectif de conquête du pouvoir de Kinshasa pour « restaurer la normalité démocratique et mettre fin à la crise de légitimité ».
Ces jeux de communication se déroulent dans un climat où les Congolais attendent les résultats des scrutins législatifs, présidentiel et municipal. Une partie de l’opposition Congolaise conteste la vérité des urnes avant qu’elle ne soit dévoilée par l’organe organisateur des élections (CENI). Ces élections ont eu lieu dans un contexte d’insécurité qui a conduit à l’exclusion des certains territoires car, en proie aux groupes armés.
Martin Leku