La quiétude de la commune rurale de Luena, dans le territoire de Bukama (Haut-Lomami), a été brusquement perturbée le mercredi par l'irruption des hommes assimilés aux Maï-Maï Bakata Katanga à l'état-major du commissariat de la police.
Les habitants, plongés dans la panique, ont été contraints de rester cloîtrés chez eux en raison des crépitements de balles qui ont retenti. Le mercredi, peu avant 06 heures du matin, une quarantaine d'individus ont pris d'assaut l'état-major du commissariat de la police à Luena.
Armés de lances, couteaux, bâtons, et arborant des amulettes ainsi que des bandelettes rouges autour de la tête, ils ont symboliquement abaissé le drapeau national pour le remplacer par le leur. Leur demande était claire : la libération d'un des leurs arrêté quelques jours auparavant à Mukula Kulu, accusé d'avoir contraint les habitants de l'espace Grand Kasaï à quitter la localité.
Face à l'impossibilité de faire face à ces assaillants en raison de leur nombre, les policiers présents ont rapidement sollicité le soutien des forces de l'ordre et de la défense qui sécurisaient des personnes ayant fui les menaces des jeunes de Luena à la gare locale. Des tirs de sommation ont été effectués pour disperser les assaillants.
Le chef relais de Luena rapporte qu'un assaillant a tenté de désarmer un commandant, entraînant une riposte des policiers et militaires. Un assaillant a été blessé à la jambe, et trois autres, dont une femme, ont été appréhendés. Le drapeau des assaillants a été retiré et remplacé par celui du pays.
Alors que cet incident souligne l'urgence d'une réponse efficace des autorités pour restaurer la paix et la sécurité dans la région, les habitants s'interrogent sur l'absence de mesures dissuasives prises à l'encontre de ces perturbateurs.
CongoRassure