RDC : José Makila cité dans une affaire de « détournement masqué » de 7,1 millions de dollars dans un rapport de l’IGF
Dans l’un de ses derniers rapports, l’Inspection générale des finances (IGF) a cité le président du conseil d’administration de la Société commerciale des transports et des ports (SCTP), José Makila, dans une affaire qu’elle qualifie de « détournement masqué».
Selon ce rapport établi à la suite d’un audit financier, l’homme politique et ancien gouverneur de l’Equateur est trempé dans le « détournement masqué » d’une somme de 7,1 millions de dollars américains (USD) provenant de la redevance logistique terrestre (RLT).
Par ailleurs, l’IGF, qui rappelle que c’est en 2008, que le sénateur José Makila, alors ministre des Transports, avait initié l’arrêté interministériel n° 010/CAB/MIN/TC/2018, 016/CAB/MIN/ECONAT/2018 et 010/CAB/MIN/FINANCE/2018 du 12 mars 2018, attribuant 30% des recettes de la redevance logistique terrestre (RLT) au port privé Matadi Gateway Terminal (MGT), demande la restitution de la somme prétendument détournée à la Société Commerciale des Transports et des Ports.
« Il ressort des statistiques détenues par la SCTP que depuis le début de la collecte de cette RLT, du 12/03/2018 au 31/12/2020 le port MGT a collecté un total de 7 168 612,50 USD. Ce port étant une entreprise privée qui amortit son outil de production dans les structures de prix ne peut pas bénéficier de cette redevance qui est un effort du contribuable congolais. Par conséquent, cette pratique constitue un détournement masqué de fonds publics et le montant doit être restitué à la SCTP à laquelle l’Etat a confié le droit exclusif de perception » a déclaré l’inspection générale des finances dans son rapport.
Pour rappel, la ministre du Portefeuille, Adèle Kayinda, a suspendu le 15 juillet dernier trois représentants de la Société Congolaise des Transports et Ports, dont le président du conseil d’administration de cet établissement public, José Makila.
Et peu avant sa suspension, le sénateur s’était dit prêt à quitter son fauteuil, « pour l’intérêt des agents et pour redorer l’image ternie de cette société d’État ».
Il avait déclaré : « En tout cas, si c’est la tête de Makila qui fait que les 207 millions USD de la SCTP SA ne peuvent pas être payés pour relancer l’entreprise et mettre les retraités dans leurs droits, je suis prêt à partir ».