ActualitéSécurité

Beni : Réouverture des écoles et marchés, mais avec quels dispositifs sécuritaires ? S’interrogent certains habitants de Beni

©Reuters, Samuel Mambo
Congo Rassure Share

Beni :  Réouverture des écoles et marchés, mais avec quels dispositifs sécuritaires ? S’interrogent certains habitants de Beni


Par Nicole Lufungi –CongoRassure/Beni

Le week-end dernier la ville de Beni a été secouée par 3 attaques à la bombe artisanale dans moins de 48h. Ces attaques se sont soldées par un bilan de 4 blessés et un mort. Pour répondre à cette menace, le maire policier avait d’urgence instauré un couvre-feu de 21h à 5h ainsi que l’arrêt des activités scolaires et les marchés publics pendant deux jours.

Le mardi 29 juin, la mesure de la fermeture des établissements scolaires et universitaires ainsi que des marchés a été levée, laissant place au couvre-feu jusqu’à nouvel ordre.

Cette annonce de la réouverture des lieux publics (marchés, écoles, universités) a été différemment reçue par les habitants de Beni. Si pour certains, c’est une bonne nouvelle, d’autres quant à eux se demandent si réellement les autorités sont rassurées que le danger est bel et bien écarté.

Le cas de Idi Limengo, un jeune entrepreneur et étudiant en ville de Beni, qui reste réticent quant à la décision des autorités locales. « Le mieux serait de sécuriser d’abord les établissements scolaires et universitaires avant de les rouvrir » suggère t-il.

Avant de poursuivre : « Nous ne savons jusque-là pas si les auteurs de ces trois attaques à la bombe sont déjà identifiés et maîtrisés » relève le jeune homme. « Nous sommes encore dans l’impasse car nous ne savons pas si l’ennemi va encore frapper ou pas ».

Tout comme le jeune précité, plusieurs autres personnes à  Beni s’inquiètent du fait que les endroits publics, cibles potentielles des assaillants, n’ont pas vraiment un dispositif sécuritaire renforcés, à l’exemple des universités, bars, restos, supermarchés.

« Nos marchés n’ont pas de dispositif sécuritaire. Les gens entrent et sortent sans être inquiétés. Cela nous expose car nous ne saurons pas qui est kamikaze et qui ne l’est pas » déplore Dongini Ornella, une jeune habitante de Beni. Pour elle, le numéro vert du service de déminage doit être distribué à la population, et que les acteurs concernés puissent renforcer la sensibilisation.

Notons que depuis  la réouverture des lieux publics hier mardi, aucune mesure claire n’a été communiquée à la population dans le cadre de prévenir les attaques à la bombe. Les lieux publics sont autorisés à fonctionner mais sans aucun dispositif sécuritaire spécial. Néanmoins, devant les supermarchés et les banques, les gardiens sont visibles et procèdent au contrôle individuel avant chaque entrée.

Rappelons qu’une situation similaire à déjà été vécue à Beni au cours de l’année 2014. Plusieurs bombe artisanale avaient explosé dans la ville, particulièrement dans la commune Rwenzori. Après une série de bouclage, la situation avait été maîtrisée quelques semaines plus tard.

État de siège : 4 villages en territoire de Beni, vers Oicha, ont été pacifiés par les FARDC

Congo Rassure
the authorCongo Rassure
Congo Rassure

Un commentaire

Laisser un commentaire

Résoudre : *
30 × 30 =


error: Content is protected !!