Réunis le 26 février 2026 dans la capitale Mozambicaine, les ministres Africains du commerce extérieur ont adopté une vision commune sur la réforme de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), appelant à une représentation plus structurée de l’Union Africaine au sein de l’institution qui régule le commerce international.
Cette position, baptisée « Déclaration de Maputo », vise à renforcer la capacité des pays africains à peser collectivement dans les négociations multilatérales. Les ministres entendent mettre fin à ce qu’ils considèrent comme une dynamique où les pays développés imposent leurs orientations au détriment du consensus et des intérêts des pays les moins avancés.
Défendre une voix Africaine unifiée
Les participants ont souligné la nécessité de rendre opérationnelle une coordination continentale afin d’adopter des positions communes face aux enjeux commerciaux mondiaux, notamment la hausse des droits de douane imposée par certains partenaires commerciaux.
Ils ont également plaidé pour un transfert accru de technologies vers le continent afin de dynamiser le commerce électronique et moderniser les chaînes de valeur agricoles. L’objectif affiché est de stimuler la production locale et de réduire la dépendance aux importations de produits vivriers.
Cap sur la 14e Conférence ministérielle
Les résolutions issues de la rencontre de Maputo seront défendues lors de la 14e conférence ministérielle de l’OMC, prévue du 26 au 29 mars à Yaoundé, au Cameroun. Cette échéance est considérée comme stratégique pour faire avancer la réforme du système commercial multilatéral.
Au nom de la République Démocratique du Congo, le secrétaire général au commerce extérieur, Eugène Manga Manga, représentant le ministre Julien Paluku Kahongya, a salué l’adoption de cette position commune, estimant qu’elle marque une étape importante vers une diplomatie commerciale africaine plus cohérente et plus influente.
Diddy Mastaki