La ville de Goma dans l'Est de la République Démocratique du Congo est connue pour sa beauté naturelle, sa richesse culturelle et sa position stratégique à la frontière avec le Rwanda. Malheureusement, la ville est également connue pour la cherté de la vie qui y prévaut.
La cherté de la vie à Goma est principalement due à plusieurs facteurs, notamment l'insécurité dans certaines zones d'approvisionnement, la faiblesse du système économique et la dévaluation de la monnaie locale, le franc congolais.
En ce qui concerne l'insécurité, Goma et ses alentours sont le théâtre de nombreux conflits depuis des décennies. Cette instabilité pousse les entreprises à augmenter les prix pour compenser les risques encourus. Les commerçants et les fournisseurs sont souvent victimes de vols et de pillages, ce qui les oblige à augmenter les prix pour compenser leurs pertes.
Le système économique de la RDC est faible, ce qui signifie que les entreprises ont souvent du mal à obtenir des financements et des investissements. Cela limite leur capacité à se développer et les oblige à augmenter les prix pour maintenir leurs activités. La faiblesse du système économique est également due à la corruption généralisée et à l'absence d'infrastructures de base, telles que des routes en bon état, des systèmes d'approvisionnement en électricité et en eau fiables, qui sont nécessaires pour que les entreprises puissent fonctionner efficacement.
La dévaluation du franc congolais est un autre facteur qui contribue à la cherté de la vie à Goma. La dévaluation a pour effet de rendre les biens importés plus chers, car les fournisseurs étrangers cherchent à compenser la perte de valeur de la monnaie locale. Les habitants de Goma doivent donc payer plus cher pour les produits importés, tels que les denrées alimentaires et les produits manufacturés.
En conséquence, la cherté de la vie à Goma a un impact négatif sur la qualité de vie des habitants. Les habitants de la ville doivent dépenser une grande partie de leur revenu pour se nourrir, se loger et se vêtir, ce qui limite leurs possibilités de développement économique, social et éducatif. La cherté de la vie est également un obstacle pour les investisseurs et les entreprises qui souhaitent s'implanter dans la ville, ce qui entrave la croissance économique de la région.
Daudi Amin