Le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a procédé mardi à Kinshasa au lancement de la Chambre de commerce entre la République démocratique du Congo et le Royaume‑Uni, une initiative destinée à renforcer les échanges commerciaux entre les deux pays.
Cette structure vise à consolider le partenariat économique scellé le 25 novembre 2025 entre Kinshasa et Londres. Selon les autorités congolaises, près de 99,8 % des produits congolais, notamment le café, le cacao et les épices, pourront accéder au marché britannique sans droits de douane.
S’exprimant lors de la cérémonie, Julien Paluku a estimé que cette chambre de commerce traduit la volonté des deux États de renforcer leurs relations économiques et de favoriser une communication permanente entre leurs milieux d’affaires.
Le ministre congolais a également plaidé pour l’ouverture d’une liaison aérienne directe entre Kinshasa et Londres par la compagnie British Airways, affirmant que cette demande s’inscrit dans la vision du président Félix Tshisekedi de développer un partenariat solide avec la Grande-Bretagne.
« La RDC souhaite qu’il y ait une ligne directe entre Kinshasa et Londres afin de faciliter les échanges commerciaux et les investissements », a-t-il déclaré.
Le ministre a par ailleurs appelé à une présence accrue des entreprises britanniques en RDC, notamment dans les secteurs liés à la transformation locale des matières premières, afin d’augmenter la valeur ajoutée des produits exportés.
De son côté, le chargé d’affaires de l’ambassade britannique à Kinshasa, Peter Fernandez Cardy, a affirmé que cette chambre de commerce contribuera à renforcer le partenariat stratégique entre les deux pays et à soutenir la croissance économique.
Le commissaire britannique adjoint pour l’Afrique, Ben Ainsley, a salué les efforts entrepris par la RDC pour améliorer le climat des affaires, soulignant l’engagement de Londres à accompagner Kinshasa dans la transformation locale de ses ressources naturelles.
La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence de membres du corps diplomatique et de représentants du secteur public et privé.
Pacheco Kavundama