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Entrée de la force régionale en RDC : la société civile du Nord-Kivu craint des conséquences néfastes dans l’avenir

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Entrée de la force régionale en RDC : la société civile du Nord-Kivu craint des conséquences néfastes dans l’avenir


Les chefs d’Etats de l’Afrique de l’Est ont délibéré sur la situation sécuritaire à l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) et sur les mesures visant à promouvoir la stabilité, la paix et le développement.

Entrée de la force régionale en RDC : la société civile du Nord-Kivu craint des conséquences néfastes dans l’avenir

C’était lors du troisième Conclave des chefs d’Etat de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) tenu à Nairobi, capitale kenyane, lundi 20 juin 2022.

Parmi les résolutions adoptées au cours de cette rencontre, figure la signature de l’accord autorisant l’entrée de la force régionale en RDC pour combattre les groupes armés étrangers qui écument le pays depuis plus d’une décennie.

En réaction ce mardi 21 juin 2022, la coordination provinciale de la société civile du Nord-Kivu à travers son 1er vice-président Edgar Katembo Matesa, n’y trouve de spéciale dans l’entrée de la force régionale au pays.

« … nous continuons à le dire que c’est une force de trop. Nous pensons que les forces en présence représentent suffisamment les pays de l’Afrique de l’Est, notamment l’UPDF qui est sur terrain et qui n’a pas rendu des bons résultats. Il y a aussi les tanzaniens et les kenyans qui sont dans le rang de FIB des casques bleus », commente-t-il.

Pour cet acteur des forces vives, le parlement congolais devrait s’abstenir de ratifier cet accord qui, souligne-t-il, risque d’avoir des conséquences néfastes dans l’avenir.

« Au parlement congolais d’éviter de ratifier un traité de ce genre. Parce que cela risque de porter plusieurs conséquences plus tard. Nous savons que les rebelles étrangers qui sont dans notre pays viennent des pays de l’Afrique de l’Est. Rien ne prouve qu’ils ne seraient en train de renforcer ces groupes rebelles étrangers, … La RDC en toute responsabilité et souveraineté doit dire non à l’entrée de cette force », préconise Edgar Katembo Mateso.

Par ailleurs, il fustige le fait qu’au cours de ce conclave, les chefs d’Etats de l’EAC n’ont pas abordé la question sur l’agression de la RDC par le Rwanda sous couvert du M23. A l’en croire, ils devraient accompagner la RDC pour qu’elle porte haut sa dénonciation auprès des instances compétentes.

Par Martin Leku, BUTEMBO
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