Le 06 février 2026, deux chimpanzés ont été saisis par les autorités dans la province du Haut-Uélé, au nord-est de la République Démocratique du Congo. Les primates étaient détenus par des trafiquants présumés, dont l’un gardait son animal en captivité depuis plus de dix ans, selon des sources locales.
L’opération a mobilisé les services étatiques chargés de la protection de la faune, en collaboration avec l’ONG Conserv Congo, qui alerte depuis plusieurs mois sur la recrudescence du trafic d’espèces protégées vers l’Ouganda et le Soudan du Sud.
Les chimpanzés, notamment l’espèce Pan troglodytes, sont strictement protégés par la législation Congolaise et par les conventions internationales. Leur capture implique souvent la destruction de groupes entiers dans leur habitat naturel, aggravant la pression sur une biodiversité déjà fragilisée.
Dans un contexte de crise sécuritaire persistante dans plusieurs régions du pays, les réseaux criminels profitent de la faiblesse du contrôle étatique et de la porosité des frontières pour intensifier le commerce illicite d’animaux sauvages. Ce trafic, considéré comme l’un des plus lucratifs au monde, menace directement les écosystèmes forestiers congolais.
Les organisations de conservation appellent à un renforcement de la coopération régionale et à un soutien accru aux services de protection de la nature. Pour elles, la lutte contre l’insécurité doit également intégrer la défense du patrimoine environnemental, sous peine de voir la biodiversité congolaise subir des pertes irréversibles.
Diddy Mastaki