À l’occasion de la Journée météorologique mondiale, Moses Vilakati a insisté sur le rôle stratégique de l’observation climatique dans la résilience des États Africains face aux défis environnementaux et socio-économiques.
Dans un message officiel, le commissaire de l’Union Africaine chargé de l’Agriculture, du Développement rural, de l’Économie Bleue et de l’Environnement durable (ARBE) a souligné que « l’observation du climat constitue le fondement même de la résilience ».
Des données climatiques au cœur des politiques publiques
Selon Moses Vilakati, l’absence de données fiables compromet la capacité des États à produire des prévisions météorologiques précises, à mettre en place des systèmes d’alerte précoce efficaces et à planifier de manière éclairée dans des secteurs stratégiques tels que l’agriculture, l’eau, la santé ou encore l’énergie.
Il a rappelé que des systèmes d’observation performants sont essentiels pour anticiper les catastrophes naturelles, réduire les risques et protéger les populations, en particulier dans un contexte marqué par l’intensification des effets du changement climatique sur le continent.
Renforcer les services météorologiques nationaux
Le responsable Africain a plaidé pour un renforcement des capacités des services météorologiques et hydrologiques nationaux (NMHS), considérés comme des piliers techniques dans la collecte et l’analyse des données climatiques.
L’amélioration des réseaux d’observation permettrait, selon lui, d’offrir aux gouvernements et aux communautés des outils d’aide à la décision plus fiables, favorisant ainsi une meilleure gestion des ressources naturelles et une planification du développement durable.
Anticiper pour mieux protéger
Au-delà des enjeux techniques, ce plaidoyer s’inscrit dans une vision plus large : celle d’un continent capable d’anticiper les risques climatiques pour mieux protéger les vies humaines et les moyens de subsistance.
Pour l’Union Africaine, investir dans les systèmes d’observation climatique revient à investir dans la sécurité alimentaire, la stabilité économique et la résilience des communautés Africaines face aux chocs environnementaux.
Ce message intervient dans un contexte où la variabilité climatique continue de peser lourdement sur plusieurs régions du continent, renforçant l’urgence d’une action coordonnée et durable.
Diddy Mastaki