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FARDC-RDF : Alors qu’on assiste à une guerre de communication entre les deux armées, le silence du mécanisme de vérification fait resurgir des questions

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FARDC-RDF : Alors qu’on assiste à une guerre de communication entre les deux armées, le silence du mécanisme de vérification fait resurgir des questions


Les tensions entre la République démocratique du Congo et le Rwanda s’exacerbent et les accusations fusent de part et d’autre. Entre-temps, le mécanisme conjoint de vérification de la CIRGL joue la muette.

FARDC-RDF : Alors qu’on assiste à une guerre de communication entre les deux armées, le silence du mécanisme de vérification fait resurgir des questions

Alors qu’il est appelé à jouer l’arbitre en cas de conflit, curieusement, alors que l’armée rwandaise accuse les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) d’avoir tiré deux roquettes sur le sol rwandais, et que l’armée congolaise accuse les FARDC d’avoir tué deux écoliers dans l’explosion d’une bombe à Kabaya, le mécanisme de vérification choisit pour le moment de se taire.

Cette posture inquiétante amène plus d’un observateur à s’interroger sur les véritables motivations de cette structure qui, même 24 heures après les accusations graves des deux parties, ne daigne pas jouer son rôle. Mais en attendant, les deux parties restent convaincues de dire la vérité et campent sur leurs positions. Une situation qui crée un peu plus de confusion autour du problème complexe de l’insécurité dans l’Est du pays, qui selon certains éléments réunis par les FARDC est entretenue par le Rwanda.

Et pour sa part, le Mécanisme conjoint de vérification de la CIRGL, sur les accusations des deux armées, longtemps sous tension, attend toujours de confirmer les allégations des uns et des autres.

Pour rappel, l’armée rwandaise a accusé les FARDC d’avoir tiré deux roquettes de 122 mm vers le Rwanda depuis la zone de Bunagana, frappant le long de la frontière rwando-congolaise dans la cellule de Nyabigoma, secteur de Kinigi, district de Musanze, le 10 juin 2022 à 11h55. Tout en soulignant, qu’il n’y a eu aucun dommage, cependant la population locale est terrifié.

Les deux armées sont engagées dans une guerre de communication qui fait rage depuis le mois de mai. Mercredi dernier, le général de brigade Sylvain Ekenge Bomusa, porte-parole militaire du gouverneur du Nord-Kivu a, dans une vidéo postée sur le compte de l’armée (SCIFA), fustigé la énième attaque des positions des FARDC par le M23/RDF lundi. Selon lui, “l’utilisation des canons à longue portée des terroristes du M23 témoigne du soutien dont ils bénéficient de la part de leur allié naturel”, et le déploiement de 500 militaires (RDF) de ses forces spéciales dans les collines stratégiques de Tchanzu et Runyonyi. 

Par conséquent, ce déploiement des forces spéciales rwandaises à la frontière, près des deux localités de Tchanzu et Runyonyi, où sont concentrés les terroristes du M23, témoigne aux yeux des officiels congolais, du soutien que ce mouvement rebelle reçoit du Rwanda. 

Et le général Sylvain Ekenge de préciser, “depuis l’arrestation des soldats de la force spéciale rwandaise dans les environs du territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, le Rwanda a changé les uniformes de ces soldats pour dissimuler sa présence en territoire congolais aux côtés des terroristes du M23”.

Adrien AMBANENGO
Congo Rassure
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