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Goma : Pour certains habitants, la situation économique actuelle ne leur permet pas d’observer des journées ville morte

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Goma : Pour certains habitants, la situation économique actuelle ne leur permet pas d’observer des journées ville morte


Plusieurs habitants des quartiers de Goma, notamment Majengo et Ndosho, des zones densément peuplées de la ville, semblent ne pas être motivés pour la double journée ville morte des lundi et mardi 26 et 27 septembre 2022 annoncée par les structures de la société civile de la province du Nord-Kivu.
Nord-Kivu : La double journée ville morte de la société civile perçue comme une menace de la vie socio-économique des habitants de Goma
Pour certains habitants, la situation économique actuelle ne leur permet pas d’observer des journées ville morte

Pour les habitants de cette partie de la ville, la situation socio-économique que traverse la population ne leur permet pas d’observer ces journées « ville morte ». Ils justifient leur position par la cherté actuelle de la vie dans la ville et la rareté des moyens de subsistance, la grande majorité vivant d’un revenu journalier.

En outre, ils réitèrent leur souhait de voir la paix revenir dans l’est du pays après plus de deux décennies d’incertitude sécuritaire dans la province. Beaucoup d’entre eux sont des personnes contraintes de migrer des zones de conflit vers la ville de Goma en quête de stabilité et d’accès aux moyens de survie après avoir été définitivement coupées de leurs champs en raison de l’activisme des groupes armés dans leurs villages d’origine dans les territoires de Rutshuru, Lubero, Beni et Masisi.

Ces habitants demandent aux organisateurs des différentes manifestations anti-MONUSCO et de l’état de siège de développer d’autres stratégies que les journées  » ville morte  » et les manifestations populaires pour dénoncer la situation sécuritaire actuelle de la province en lieu et place de ce qu’ils considèrent comme une déstabilisation socio-économique des principales villes de la province à un moment où la situation sociale des Kivutiens est en dessous de la moyenne.

Ces journées ont été planifiées par la société civile du Nord-Kivu au lendemain de la sortie médiatique du Secrétaire Général de l’ONU prouvant noir sur blanc la supériorité tactique des rebelles du M23 par rapport aux casques bleus de la MONUSCO. Ces rebelles occupent toujours la cité frontalière de Bunagana, une des principales zones connues pour l’approvisionnement en produits manufacturés de la ville de Goma venant de l’Ouganda.

Diddy MASTAKI, GOMA

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