33 Organisations non gouvernementales de défense des droits de l’homme et mouvements citoyens ont écrit au Président du Sénat Bahati Lukwebo pour qu’il rappelle au Procureur général près la Cour constitutionnelle ses « limites des poursuites contre le sénateur Matata Ponyo Mapon ».
Dans leur correspondance, le collectif regroupant ces ONG et mouvements citoyens, dénonce « l’acharnement » dont est victime l’ancien Premier Ministre Matata Ponyo.
« Monsieur le Président, nous vous demandons de rappeler au Procureur général près la Cour constitutionnelle, par une lettre, son pouvoir excessif de forcer les choses en bafouant le droit parlementaire sur ses limites de poursuite que le constituant a bien limité pour éviter les dérapages et les dérapages auxquels nous assistons aujourd’hui. »
Par ailleurs, ce regroupement de plusieurs structures demande au président du Sénat de permettre à Matata Ponyo de recouvrer ses immunités qui avaient été levées pour le seul dossier de la zaïrianisation.
Ce dernier demande également à Bahati Lukwebo d’agir afin de protéger l’ancien premier ministre contre les dérapages des autres institutions étatiques. « Il est de votre responsabilité en tant que président du Sénat de protéger vos membres (sénateurs de tous bords politiques) lorsqu’ils sont en insécurité physique, morale et même juridique face aux excès de pouvoir des autres institutions étatiques en rappelant la loi » indique le collectif.
Ces organisations estiment que dans le cas de Bukanga-Lonzo, il y a un acharnement doublé d’un plan de règlement des comptes contre « un compatriote » qui a rendu « des loyaux services » à la Nation et ce dernier est victime « d’un empoisonnement » qui nécessite des soins appropriés à l’étranger.
Par Daudi Amin