Depuis l’annonce de la plateforme de l’AFDC-A, indiquant son soutien à la candidature du chef de l’Etat congolais à la prochaine élection présidentielle, Steve Mbikayi se déchaîne sur son compte Twitter. Frontalement, il s’attaque à son regroupement politique avec lequel il est en froid depuis que son parti, important selon lui, a été zappé par Bahati Lukwebo lors du partage des postes ministériels.
L’initiateur du Front patriotique 2023 et ministre honoraire a le mérite d’être franc et direct. Sans passer par quatre Chemins, il s’adresse à l’organe suprême de l’AFDC-A, demandant à celui-ci si il est également devenu “flatteur”, un terme qui aurait été utilisé par certains hauts placés de la plateforme lorsqu’il avait à son tour exprimé sa décision de soutenir la candidature du président Tshisekedi.
« Êtes-vs aussi flatteurs ?Quand nous l’avions dit (ndlr soutien à Tshisekedi), vous nous aviez ainsi qualifiés » demande-t-il avant de lâcher “Ridicule”. À l’en croire, son parti travailliste a toujours été anticipatif.
« Ceux qui nous traitaient hier de flatteurs nous ont rejoints ! Fatshi est aussi leur candidat en 2023 » a-t-il déclaré, un brin provocateur, avant d’insinuer de manière à peine dissimulée que l’AFDC-A de Bahati Lukwebo a fait ce choix pour avoir un poste à la CENI. Et de poursuivre : «Roublard, rusé, Maradona national ».
Steve Mbikayi, qui a toujours affirmé que son parti est la deuxième force du regroupement politique AFDC-A, est en désaccord avec le président de la plateforme, Bahati Lukwebo Modeste, qu’il a récemment accusé d’autoritarisme.
Le président du Parti travailliste, qui avait sollicité, malheureusement en vain, l’arbitrage du Premier ministre Sama Lukonde Kyenge afin de tenir compte du poids politique de son parti politique au sein de la formation politique AFDC-A lors de la formation du gouvernement des Guerriers, s’est depuis tourné vers le Front patriotique créé par ses propres soins dans le but de soutenir la candidature de Félix Tshisekedi en 2023.
Au-delà de la candidature commune du Chef de l’Etat actuel que vise le Front patriotique, l’objectif est aussi la création des pépinières des candidats députés nationaux et provinciaux pour les prochaines élections législatives de 2023.
Par Christina Mukongoma, Kinshasa