Quelques jours plus tard et malgré les explications fournies par les représentants des confessions religieuses, le parti présidentiel ne décolère pas face à l’un des points soulevés par les premiers arguant que les élections de 2023 n’auraient pour finalité absolue que d’arriver à l’alternance.
Pour l’Union pour la démocratie et le progrès social, le fait que les représentants des confessions religieuses aient déclaré dans leur communiqué que les élections de 2023 n’auraient pour but absolu que de réaliser l’alternance constitue « un éloignement par rapport à l’objet de leur mandat consistant à proposer un ou des candidat (s) Président (s) de la CENI à entériner par l’Assemblée Nationale ».
La formation politique, estime ensuite, que c’est aussi « une usurpation du droit » du peuple souverain à se choisir ses propres dirigeants, mais également « un déni du droit constitutionnel » d’un Président en plein mandat de briguer un second mandat selon l’esprit de la Constitution de la République Démocratique du Congo.
Le parti présidentiel, qui déclare toujours qu’il considère inadmissible l’utilisation de pratiques telles que « l’abus de pouvoir, les intimidations, ainsi que les menaces contre les paisibles citoyens et la violation systématique de leurs droits », dénonce et condamne ce qu’il décrit comme une prise de position dangereuse des représentants des confessions religieuses.
Le parti estime que les représentants religieux sont manifestement déterminés, à travers leur candidat futur président de la CENI, à mettre en place un processus électoral qui devrait « obligatoirement imposer l’alternance au pouvoir en 2023. »
Cependant, l’UDPS qui se dit forte de son long combat de 37 ans pour l’avènement de l’Etat de droit et de la démocratie, réaffirme son « indéfectible attachement » à toutes les valeurs cardinales qui fondent « l’Etat de droit et la démocratie » , notamment, précise le parti politique, dans la reconnaissance de l’espace nécessaire à la liberté d’expression ainsi que dans l’organisation des élections libres, crédibles, transparentes, apaisées et inclusives.
Aussi, face à ce qu’elle qualifie de « partialité des représentants des confessions religieuses », l’UDPS appelle le souverain primaire à rester « vigilant et jaloux » de son droit d’avoir un processus électoral lui permettant d’exercer son libre choix sans « le diktat de quelques gourous spirituels à la solde de certains milieux financiers facilement identifiables. »
Par la Rédaction, Kinshasa