Face à la dissension des représentants des confessions religieuses autour de la désignation du futur président de la Commission électorale nationale indépendante, le mouvement citoyen de Lutte pour le changement (Lucha) se déclare prêt à barrer la route à tout forcing.
D’où qu’il vienne, et quel qu’en soit l’instigateur, la Lucha qui dit suivre de près les négociations en cours pour la désignation du président de la CENI, annonce qu’il se dressera contre tout forcing et ne reculera devant rien pour décourager ceux qui veulent imposer leur volonté, péchant au passage contre les lois de la République.
Sur ce, ce groupe des jeunes pro-démocratie se dit paré à toute éventualité, « comme en 2020 avec Ronsard Malonda ».
« Nous nous opposerons fermement à tout passage en force de certaines confessions religieuses aux ordres de fonctions politiques » prévient-il.
En outre, la Lucha estime que la loi actuelle de la CENI telle que taillée, compromet déjà sérieusement l’indépendance structurelle de la centrale électorale. Ajouter à cela « un homme de paille » comme président sera, selon le mouvement citoyen, « l’insulte de trop » aux sacrifices consentis pour l’avènement d’une véritable démocratie.