CENI : 60 structures de la société civile exhortent les chefs religieux au dépassement de soi et appellent Mboso à prendre acte du choix de la majorité
60 structures de la société civile recommandent à l’Assemblée nationale d’accélérer le processus d’entérinement et de prendre acte de la volonté exprimée par la majorité des leaders religieux dans l’esprit et la lettre de leur charte.
Dans une déclaration rendue publique le mardi 10 août, ces structures composées de forces sociales, de syndicalistes, d’enseignants, d’ONG de défense des droits des femmes et des jeunes, de mouvements sociaux d’engagement et de promotion des droits civiques, ont également demandé, à l’issue d’une rencontre organisée au Centre Theresianum de KINSHASA, aux Forces politiques de mutualiser leurs efforts en accélérant le processus de désignation de leurs membres afin de ne pas porter le fardeau du glissement.
Toutefois, elles saluent certaines avancées, notamment le vote de la loi portant organisation et fonctionnement de la CENI et sa promulgation par le Chef de l’Etat congolais, ainsi que la publication du calendrier du processus de désignation des dirigeants de la CENI.
Ces structures membres des forces vives ont en outre relevé certains obstacles, énumérant au passage le refus délibéré de certaines forces politiques de procéder à la désignation de leurs délégués à la CENI, la résurgence de la haine tribale dans le processus de désignation de certains délégués observée, le non-respect des principes, critères et règles préétablis dans la charte des confessions religieuses observée. Ils ont également relevé la méfiance généralisée entre les forces politiques et sociales appelées à désigner les prochains membres de la CENI.
Sur ce, concernant la problématique de la désignation des membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante et pour l’organisation d’élections voulues libres, démocratiques, transparentes, apaisées et inclusives à l’horizon 2023, ils appellent les leaders des confessions religieuses « au dépassement de soi et de privilégier l’intérêt supérieur de la nation ».
Et aux restes des forces vives de la nation, de rester « mobilisées et prêtes » en cas de besoin d’assumer leurs responsabilités historiques face au destin de la RDC.