Le FCC à Mboso : « Même si les processus électoraux précédents ont vu l’absence de certains, les règles de mise en place de la CENI ont toujours été scrupuleusement respectées »
En réaction à la déclaration du président de la chambre basse, Christophe Mboso, selon laquelle chaque parti politique est libre de choisir de participer ou non au processus électoral, le Front commun pour le Congo (FCC) a publié une déclaration le samedi 14 août.
Le FCC a déclaré que même si les processus électoraux précédents ont vu l’absence de participation de certains groupes politiques, les règles régissant la mise en place de la commission électorale, y compris la désignation des animateurs, ont toujours été scrupuleusement respectées et ne peuvent donc en aucun cas se soustraire aux contraintes légales reconnues en la matière.
Sur ce, le FCC cite : « La CENI est composée de quinze membres désignés par les forces politiques représentées à l’Assemblée nationale et la Société civile à raison de : six par la majorité, quatre par l’opposition, cinq par la société civile ».
Pour lui la référence par le président de l’Assemblée nationale à la non-participation aux élections du parti politique dont il sert servilement la cause aujourd’hui, ne peut servir de précédent, encore moins justifier un passage en force pour mettre en place une CENI aux ordres du gouvernement. « Car en 2006, l’UDPS n’était qu’un parti de l’opposition politique plurielle au sein de laquelle tous les autres partis politiques avaient participé aux élections », explique la plateforme politique. Par conséquent, elle estime que les explications fournies par Christophe Mboso n’ont qu’un seul but : « entretenir la confusion et désinformer le public ».
Le Front commun pour le Congo rappelle en outre, que selon la loi, seules les structures officielles de l’opposition institutionnelle sont habilitées à désigner les membres de la Commission mixte. «Toute nomination qui n’émane pas officiellement de ces structures est illégale », insiste la formation politique de l’opposition.