RDC : Le FCC dénonce l’attitude de Christophe Mboso « qui gère l’assemblée nationale selon sa volonté et non le règlement intérieur »
Le Front commun pour le Congo (FCC), dans une communication de ce jeudi 14 août, a fustigé, tout en insistant sur sa détermination à participer aux prochaines élections de 2023, certains agissements du président de l’assemblée nationale, Christophe Mboso.
La plateforme de l’opposition de l’ancien président Joseph Kabila dit avoir suivi avec indignation la dernière séance plénière de l’Assemblée nationale consacrée à la mise en place de la Commission mixte chargée d’examiner la conformité à la loi des candidatures à la CENI. Pour le FCC, c’est une fois de plus la preuve que le pays n’a plus de République que le nom et que, par la volonté de son Président, l’Assemblée nationale a cessé d’être une représentation nationale et un temple de la démocratie.
« À l’image de la première institution du pays, dont elle est désormais une exécutante servile, l’Assemblée nationale ne respecte plus aucune règle ou norme et, dans la conduite des débats, la volonté de son président et non le règlement intérieur fait de plus en plus loi », fustige l’ancienne formation politique de l’actuel président de l’Assemblée nationale, qui a traversé de l’autre côté de la rive au matin de la formation de l’Union sacrée pour la nation.
Le FCC qualifie cette attitude de Christophe Mboso de « dérive dangereuse» qu’il dénonce, condamne et considère qu’elle s’inscrit dans une volonté délibérée du pouvoir qui, après s’être assuré du contrôle de la Cour constitutionnelle, veut prendre le contrôle de la CENI, contrairement aux exigences d’un processus électoral inclusif, pacifique et transparent, gage d’élections libres et démocratiques.
Il dénonce également les manœuvres «immorales et illégales » du Président de l’Assemblée nationale qui, selon lui, fidèle aux pratiques qui ont permis d’établir artificiellement l’actuelle majorité parlementaire, tente depuis plusieurs jours de débaucher des membres du FCC en leur offrant des postes réservés à l’opposition au sein de la Commission mixte ainsi qu’au sein de la CENI, dans l’espoir de donner une apparence de conformité à la loi à ces deux structures.
Le FCC réaffirme par ailleurs sa volonté de participer aux prochaines élections en 2023. Il rappelle toutefois qu’il souhaite que ces élections se déroulent selon des modalités qui garantissent l’égalité des chances à tous les Congolais qui choisissent de concourir et la crédibilité des résultats qui seront proclamés.