Le gouvernement congolais et la MONUSCO signent un plan de transition pour le départ progressif de la mission onusienne
La signature du Plan de transition pour le départ progressif de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (MONUSCO) de la République démocratique du Congo a été conclue le jeudi 17 septembre 2021, entre le gouvernement congolais représenté par le Premier ministre Sama Lukonde et les cheffe de la MONUSCO en RDC, Bintou Keita, en présence du ministre d’Etat au Plan, du vice-ministre des Affaires étrangères et de la délégation de la MONUSCO.
S’adressant à la presse à la Primature, Bintou Keita, représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies en RDC, a déclaré que c’est la conclusion d’un long processus entre les deux partenaires, à savoir la MONUSCO et le gouvernement congolais, sur le départ progressif de la mission onusienne.
« Je suis ici avec toute une équipe. Nous avons rencontré Son Excellence le Premier ministre pour conclure le travail qui nous a tous occupés depuis la mise en place du groupe de travail conjoint le 5 juillet dernier, pour signer le plan de transition de la Monusco et que ce plan, en le signant, soit formellement transmis au Conseil de sécurité des Nations unies. Et donc, ce document va être discuté au Conseil de sécurité et dans quelque temps, nous aurons un retour de ce que les membres du Conseil de sécurité ont apprécié et compris des discussions. Parce que nous avons vraiment eu des discussions, des échanges et de vrais dialogues entre le gouvernement et l’ONU. Sous le leadership de M. David Mclachlan-Karr et de toute l’équipe, aussi bien des agences, des fonds et des programmes que de la mission de la Monusco », a déclaré à la presse la cheffe de la mission de l’ONU en RDC.
Selon elle, le document signé avec le gouvernement congolais, fixe des indicateurs clairs qui déterminent les modalités du retrait progressif de la mission de l’ONU en République démocratique du Congo.
« Ce document contient 18 jalons et de nombreux indicateurs qui expliquent comment le travail doit être fait, donc mis en œuvre pour qu’à un moment donné, la mission appelée Monusco puisse quitter de manière progressive, responsable et durable la République démocratique du Congo », a-t-elle poursuivi.
Le gouvernement congolais, quant à lui, souhaite que ce Plan aille jusqu’en 2024 et contienne non seulement les mesures qui devront être prises en matière de violence dans l’est du pays, mais aussi les obligations du gouvernement congolais et de la Monusco, comme l’a déclaré Christian Mwando, ministre d’État au Plan, à la fin de la séance de travail.
« Vous savez que depuis un certain temps, le chef de l’État nous avait donné la mission de finaliser avec la Monusco, le plan de transition pour la sortie progressive et durable de la Monusco de la République démocratique du Congo. Nous sommes donc parvenus à un accord entre les deux parties et nous avons élaboré un plan jusqu’en 2024. Ce plan précise les obligations du gouvernement congolais et de la Monusco. Ce plan précise également les mesures à prendre pour mettre fin à la violence, notamment à l’Est, pour protéger la population, pour stabiliser la communauté, pour désarmer et réintégrer », a déclaré le membre du gouvernement.
Avant de poursuivre : « Nous avons rassemblé ces idées. Nous nous sommes mis d’accord sur les mesures à prendre, et c’est cet accord qui a été formalisé aujourd’hui entre les deux parties. Il restera maintenant l’étape de l’exécution sur laquelle nous serons toujours d’accord à partir du moment où nous aurons l’accord final du Conseil de sécurité ».
Plusieurs structures citoyennes de l’est du pays ont exigé le départ de la MONUSO, accusée de léthargie dans les massacres des civils dans cette partie de la RDC.
Par Daudi Amin