Désignation du remplaçant de Nanga : « Si ça continue de coincer, j’ai donné des instructions au Président Mboso…qu’on interroge l’assemblée nationale » (F.Tshisekedi)
Le processus de la désignation des futurs animateurs de la commission électorale nationale indépendante accuse de plus en plus de retard, ce qui pourrait clairement avoir de l’incidence sur le calendrier électoral des élections de 2023 dans son ensemble. Face au jeu de ping-pong entre les confessions religieuses appelées à accomplir l’essentiel de cette tâche, le président Tshisekedi a laissé entendre qu’il existe un plan pour sortir de cette impasse.
C’est dans une interview exclusive accordée le vendredi 24 septembre au journaliste Marius Muhunga de la Voix de l’Amérique, représentation francophone de l’Afrique, que Félix Tshisekedi s’est confié. « Récemment j’ai reçu le président de l’assemblée nationale et je lui donné des instructions claires là dessus. Si ça continue de coincer dans les confessions religieuses, qu’on interroge l’assemblée nationale » a-t-il dit, stipulant ainsi que dans ce cas, ce sera à la chambre basse du parlement de définir la marche à suivre.
« Si cela se bloque de ce côté là également et si c’est rejeté, alors là ça sera un problème. On recommencera le processus. Mais je m’attèle au bon sens de tout le monde, nous avons un processus électoral à respecter et les élections doivent être organisées dans le délai » a martelé le Président Tshisekedi, qui invite en outre tout le monde à prendre ses responsabilités. « Moi je prendrai les miens le moment venu, mais pour le moment, je ne peux rien faire. Il s’agit d’un débat au sein des confessions religieuses ».
Concernant les menaces qui auraient été proférées par certains de ses conseillers sur les représentants des confessions religieuses, le Président de la République Félix Tshisekedi a rejeté toutes ces accusations, expliquant qu’il a demandé des preuves de menaces et n’a rien trouvé.
Aux confessions religieuses qui, il convient de noter, se sont scindées en deux blocs opposés, l’un composé des catholiques et protestants de l’ECC et l’autre de six autres confessions religieuses, le Chef de l’Etat leur a lancé un appel afin qu’elles remplissent leur mission pour éviter un grand retard. « Les politiques c’est nous et pas ces confessions religieuses. Pourquoi est-ce que cela coince ? » s’est interrogé Félix Tshisekedi, qui estime que ce serait compréhensible s’il s’agissait de politiciens.
Par Lwanzo Kasoki