RDC : Félix Tshisekedi veut de bonnes élections pour « une paix sociale durable, la stabilité politique et la croissance économique »
Par Lwanzo Kasoki, CongoRassure Kinshasa
Le président Félix Antoine Tshiekedi s’est adressé à la population congolaise vendredi lors de l’investiture de Dénis Kadima à la tête de la Commission électorale nationale indépendante, l’institution citoyenne appelée à organiser les élections en RDC.
Malgré les soupçons de certains de ses partenaires de l’Union sacrée de la nation mais aussi ceux de l’opposition, l’accusant de planter le décor d’un glissement ou pire d’une tricherie en 2023, Dans sa communication, le chef de l’État congolais a tenu à rappeler le rôle crucial que joue l’organisation de bonnes élections.
Félix Tshisekedi a souligné que la tenue de bonnes élections est l’un des fondements d’une paix sociale et d’une stabilité politique durables, gages d’attraction des investissements et de croissance économique.
Concernant le cas de Ronsard Malonda, qu’il avait refusé d’investir en 2020 et que plusieurs politiciens assimilent au candidat dont il a confirmé la désignation, Félix Tshisekedi s’est justifié, expliquant qu’il s’était opposé à l’investiture du candidat désigné à l’époque président de la CENI parce que la question de la ratification des membres du Bureau de la CENI n’était pas à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.
D’après lui, un seul rapport de désignation du président de la CENI lui avait été transmis pour promulgation alors que le Bureau de la CENI aurait dû compter 13 membres. Mais également il a indiqué que le Président et le Vice-président de la Plateforme des confessions religieuses n’avaient pas sanctionné le rapport de désignation par leurs signatures et deux des représentants des six confessions religieuses censés avoir soutenu le candidat désigné président avaient été désavoués par leurs hiérarchies.
« Aujourd’hui, je me félicite que le processus de désignation des membres du Bureau de la CENI en 2021 se soit déroulé de manière régulière », a déclaré le président Tshisekedi, se défendant qu’en ce qui concerne la désignation du président de la CENI, Dénis Kadima et malgré l’absence de consensus, « une majorité claire s’est dégagée en faveur d’un candidat ».
Par ailleurs, Félix Tshisekedi a dit avoir soutenu cette décision parce qu’elle est conforme à la Charte de la Plateforme des confessions religieuses, de plus, a-t-il motivé, « non seulement la ratification des membres du Bureau de la CENI a été régulièrement inscrite à l’ordre du jour de la plénière de l’Assemblée nationale, mais aussi 12 PV sur 15 attendus ont été reçus, examinés et ratifiés par la Chambre basse, permettant au Bureau d’atteindre le quorum requis pour siéger valablement ».