RDC : Nommé sur fond de polémique, Dénis Kadima se veut rassurant : « les élections seront crédibles, inclusives et transparentes »
Par Lwanzo Kasoki, CongoRassure Kinshasa
Dénis Kadima est officiellement le remplaçant de Corneille Nanga à la tête de la commission nationale électorale indépendante-CENI-en République démocratique du Congo. Le nouveau numéro un de la CENI a tenté, dès son investiture vendredi par le président Tshisekedi, de calmer les esprits.
Dans un bref message publié sur la toile, Dénis Kadima a remercié le Chef de l’Etat et Président de la République Félix Antoine Tshisekedi de l’avoir investi par ordonnance présidentielle. Il a également exprimé sa gratitude à l’ensemble de la population congolaise, promettant à celle-ci un processus électoral « crédible, transparent et apaisé ».
« Conscient de la lourde responsabilité dont je suis investi, et des aspirations des Congolaises et des Congolais, je m’engage à offrir à notre pays, avec l’appui, la contribution et l’engagement de tous, des élections crédibles, inclusives et transparentes », a-t-il promis.
Le nouveau président de la centrale électorale à qui revient dorénavant la tâche complexe d’organiser les élections de 2023 en RDC, a également abordé brièvement la question du respect des délais constitutionnels, assurant qu’il s’y engageait.
Un premier message qui porte tout son sens quand on sait que son investiture a été accueillie froidement par d’autres camps politiques, dont beaucoup avaient déjà exprimé leur désaccord depuis plusieurs semaines.
Lors d’une des premières étapes de désignation, deux grandes confessions religieuses, notamment les catholiques et les protestants de l’ECC, n’avaient pas porté leur choix sur sa personne, contrairement à six autres confessions religieuses qui l’ont soutenu jusqu’au bout.
Plusieurs autres structures politiques et non politiques avaient ensuite, quelques semaines passées, emboîté le pas au groupe de religieux contestataires, appelant à la désignation d’une autre personne en remplacement de Corneille Nanga. Elles reprochaient au nouveau numéro un de la CENI ses affinités avec le pouvoir en place et disaient craindre « la politisation » de cette institution électorale.
11 autres membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), entérinés par l’Assemblée nationale la semaine dernière, ont également été investis ce vendredi par Félix Tshisekedi. Le Président a clairement indiqué à cette occasion qu’il espérait que l’opposition nommerait bientôt ses trois membres à la CENI afin que le nouveau bureau de la commission électorale soit complet.