Entrée armée ougandaise en RDC : Pour Mushobekwa, « On ne peut pas déplacer le Rwanda et l’Ouganda mais il faut rechercher la paix dans la dignité »
Marie-Ange Mushobekwa, député nationale élue du territoire de Kabare dans le Sud-Kivu n’a pas épargné dans une série de tweets publiés mercredi, les successeurs de Joseph Kabila, qu’elle soutient jusqu’à ce jour. « L’exercice du pouvoir n’est pas du tout facile », a lancé Mushobekwa.
Alors que les commentaires tourbillonnent autour de l’entrée des troupes ougandaises sur le sol congolais, la députée Marie-Ange Mushobekwa a tenu à faire un bond dans le passé.
En effet, cette membre du Front commun pour le Congo, une plateforme de l’ancien président Kabila, a rappelé que par le passé, il était plus facile pour certains d’utiliser des insultes violentes que de faire des propositions concrètes. « Arrivés au pouvoir, n’ayant préparé aucun projet réel et viable en matière de sécurité on tâtonne. On change de narratif au gré des vents » a-t-elle poursuivi, parlant des décideurs actuels du Congo-Kinshasa.
D’après la député nationale, « Arrivés au pouvoir on réalise qu’on ne peut pas déplacer le Rwanda et l’Ouganda » et qu’il faut rechercher la paix. Cependant, Marie-Ange Mushobekwa insiste : « La paix oui, mais dans la dignité de la République démocratique du Congo. »
La femme politique estime qu’il est crucial que la RDC ne perde pas la face devant le monde, à qui certains ont répété depuis vingt-cinq (25) ans que quiconque s’approche du Rwanda et de l’Ouganda « trahit la Nation ».
Enfin, si l’on en croit ses propos, il est possible de créer une force conjointe entre la RDC, le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi pour lutter contre le terrorisme dans la région des Grands Lacs. Mais, conseille Marie-Ange Mushobekwa, « cela doit être discuté de manière franche et sincère, sans pièges, et surtout en impliquant les parlements des pays concernés.»