Congo Hold Up : La furie des avocats de J. Kabila qui parlent d’un méli-mélo diffamatoire pour nuire aux intérêt de la RDC et à l’image de l’ancien Président
L’ampleur des révélations contenues dans le rapport Congo Hold Up, a forcé l’ancien President Joseph Kabila, par l’intermédiaire du collectif de ses avocats, de sortir de son silence légendaire. À la surprise générale, le jeudi 23 décembre un point de presse a été animé dans ce sens.
« Congo Hold Up, dont le contenu a été médiatisé à l’extrême, s’attaque avec outrance au Président de la République honoraire », ont d’entrée de jeu déploré les avocats de Joseph Kabila, qui tiennent clairement à blanchir coûte que coûte le nom de leur client et surtout à démonter point par point les « révélations » du Congo hold up.
Pour ce collectif, composé respectivement de Maître Raphaël Mwene Songa, Avocat à la Cour de cassation et au Conseil d’État, Maître Vital Lwanga, Avocat près la Cour d’appel de Kinshasa-Matete et Maître Aubin MABANZA, Avocat près la Cour d’appel de Kinshasa-Matete, « Cette publication diffusée, par extraits, par les organes de presse étrangère et relayée en RDC et dans le monde, est sans aucun fondement ».
Par conséquent, ils n’y vont pas par quatre chemins. Directs, ces avocats qualifient cette publication de « diffamatoire et calomnieuse », car selon eux, elle n’est étayée par aucun élément fiable et crédible présenté par ses auteurs
« Sur le plan légal, ces affirmations portent atteinte à l’honneur et à la réputation de notre client. Bien plus, cette publication diffamatoire curieusement diffusée pendant plusieurs semaines avec une hargne rare, suscite des questions quant à l’intérêt et à l’intégrité des médias et autres organes en question pourtant qui devraient plutôt faire montre d’impartialité à tous égards. Car, on ne peut perdre de vue que la cible qu’ils se sont choisie est une personnalité de premier plan pour notre pays et pour l’Afrique » écrivent ces trois avocats de M. Kabila.
Comment expliquer cet acharnement intensif et répétitif d’autant de médias occidentaux sur un seul homme, s’interrogent-ils. Un homme qui selon eux, n’a causé aucun tort à ces médias et encore moins à aucun de leurs pays. Pour ce collectif, il est très déplorable que, sans se donner la peine de présenter une seule preuve, une seule transaction au nom de Kabila ou à son profit, et surtout sans indiquer un seul compte en banque en son nom, ils aient décidé de publier ce rapport.
Ils soutiennent en outre que , « si le sujet a été présenté avec autant d’insistance, notamment sur la RFI qui a fait de Congo hold up la une de tous ses journaux durant trois semaines, c’est tout simplement pour nuire aux intérêts de la RDC et à l’image de Joseph Kabila qui s’est battu pour défendre la souveraineté de ce pays ».
Par ailleurs les avocats de Joseph Kabila expliquent qu’il est tout aussi normal de s’interroger sur les modalités d’accès aux 3,5 millions de documents mentionnés contenant des données confidentielles d’une Banque Centrale et d’une banque privée par les ONG et les médias. Ils estiment que tout porte à croire que ces structures et médias n’ont pu accéder à ces informations que par des moyens peu recommandables.
« Le seul constat qui se dégage de tous les extraits publiés jusqu’à ce jour, est que nous sommes en face d’un meli melo, d’un amalgame, de contre-vérités, relevant de grands complots d’intoxication et de diabolisation » déclarent-ils, martelant que tout ceci a été fait également dans le but d’intensifier des crises politiques en RDC aux fins de maintenir le contrôle sur le sol et du sous-sol.
KMC