RDC : Josué Mufula adresse une question écrite au Premier ministre sur l’insécurité dans l’Est et le RAM
Le député national Josué MUFULA a déposé le vendredi au bureau de l’Assemblée nationale, une question écrite portant sur plusieurs points, notamment : L’insécurité persistante à l’Est du pays malgré l’état de siège, le Volcan Nyiragongo, la taxe RAM, sur la gestion « calamiteuse » des catastrophes, le sort des épargnants et des agents victimes de la faillite de BIAC, de la Coopérative IMARA et de MECRECO.
Dans cette correspondance, l’élu de Goma lance une série de questions au Chef du Gouvernement conformément à l’article 138 de la Constitution ainsi qu’aux articles 171 alinéa 4, 179 et 180 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale ; relatives à la situation que vit la population congolaise dans divers domaines de la vie, et à d’autres questions spécifiques à l’Est de la RDC.
En ce qui concerne l’insécurité à l’Est, Josué MUFULA rappelle au Premier Ministre la validité de l’instauration de l’Etat de siège par le Chef de l’Etat dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, tout en reconnaissant la bravoure de l’armée et des services de sécurité congolais pour chasser les ennemis du territoire national et rétablir une paix durable dans ces régions du pays sous tension.
Ce document soulève également quelques failles qui nécessitent des éclaircissements.
« Comment imaginer, par exemple, que dans une Province en état de siège et précisément dans la ville de Goma, le samedi 15 janvier 2022, un taximan a été abattu à bout portant au niveau du Marché Central de Goma (Marché VIRUNGA) par un agent des forces de l’ordre bien identifié, ainsi que deux autres décès successifs, dont le jeune homme enlevé le vendredi 14 janvier et retrouvé mort le 16 janvier au bord du lac Kivu, et le jeune étudiant qui, après avoir soutenu son mémoire de licence le dimanche 15 janvier, a été assassiné dans la nuit du mardi 17 janvier dans son quartier HIMBI en Commune de Goma ? « , s’interroge Josué MUFULA, notant plus de 20 cas d’enlèvements et d’assassinats enregistrés dans la ville de Goma en moins de deux semaines.
Il rappelle également au Premier ministre sa visite à Goma en juin 2021, où plusieurs familles sinistrées ont été réconfortées et assistées.
L’élu du peuple trouve éphémères, les solutions proposées par le gouvernement à plusieurs familles en détresse et qui se trouvent dans la tourmente jusqu’à aujourd’hui. Il cite le cas des sinistrés qui se trouvent à KASOKO dans le quartier Majengo à Goma. Il déplore le fait que le ministère en charge des affaires sociales et humanitaires ne fait rien pour eux. Ce fils de Goma indique que la situation reste alarmante malgré certaines actions du Gouvernement ainsi que l’appui de plusieurs partenaires et personnes de bonne volonté.
Josué Mufula souhaite de ce fait avoir plus d’éclaircissement sur les réelles actions gouvernementales par rapport à la prise en charge de ces personnes victimes de la catastrophe naturelle, la Somme exactement donnée au gouvernement congolais par tous les partenaires et personnes de bonne foi, et à quoi elle a été précisément utilisée.
Pour le dossier RAM, « le gouvernement ne cherche qu’à maintenir la fameuse taxe, alors que la représentation nationale, en solidarité avec le souverain primaire dont la situation sociale laisse encore à désirer, avait bien recommandé sa suppression pure et simple », rappelle ce député, qualifiant cette façon de faire, de gouffre de désespoir et de tarissement des esprits des autres qui ne savent plus socialement à quel saint se vouer malgré le fameux slogan politique « le peuple d’abord ».
Sur ce, il énumère quelques questions au Premier ministre, notamment :
Pourquoi la plupart des résolutions urgente si soumises à votre gouvernement, après évaluation de l’état de siège par la Commission de défense et de sécurité de l’Assemblée nationale, n’ont-elles jamais été mises en œuvre
Quelle évaluation feriez-vous des opérations conjointes entre les FARDC et les troupes ougandaises à Beni en particulier et de l’état de siège décrété à ITURI et au Nord-Kivu en général ?
Enfin, le député national élu de Goma écrit au Premier ministre sur la situation liée à la faillite de la Banque Internationale pour l’Afrique au Congo (BIAC) en mars 2016, celles des Coopératives » Mutuelles d’Epargne et de Crédit du Congo » (MECRECO), ainsi que de l’IMARA. Il aimerait savoir pourquoi les plans de relance de la Banque Centrale du Congo n’ont jamais été exécutés afin de soulager les millions de familles congolaises qui ont perdu leurs économies ou leurs emplois.