Pour un soutien de Katumbi, “les députés progressistes qui sont téléguidés par un jeune ministre, sont des éternels affamés”
Moïse Katumbi vient de perdre un nombre important de ses soutiens. Un coup de plomb dans l’aile de sa formation politique quand on sait le rôle prépondérant que ceux-ci peuvent jouer au cours d’une année aussi cruciale. 13 parlementaires nationaux au total viennent d’afficher clairement leur position face à la crise qui sévit depuis plusieurs mois au sein de l’Union sacrée de la Nation. Entre Katumbi et Tshisekedi, ils ont fait leur choix.
Est-ce le début de la fin du regroupement politique Ensemble pour le changement ?difficile de se prononcer sur la question pour l’instant tant la versatilité de la politique congolaise n’est plus à prouver. Cependant, tout porte à croire que ce sera la prochaine étape, surtout après la sortie médiatique de ces députés nationaux « progressistes », membres d’Ensemble pour le Changement, qui viennent de réitérer leur soutien aux institutions de la République et au Chef de l’Etat. En effet, dans leur déclaration commune ces élus ont réaffirmé leur appartenance à l’Union Sacrée de la Nation sous le leadership du Chef de l’Etat Félix Tshisekedi.
Ce qui sous-entend qu’ils sont tout simplement disposés à suivre les voies tracées par le Président de la République, qu’importe la position que décidera d’adopter leur regroupement politique. Un divorce presque consommé.
Et comme pour avancer un début d’explication, ces progressistes indiquent avoir pris le temps de faire le point sur la situation politique de l’heure et considèrent que comme l’adhésion à l’USN a été faite librement et individuellement, alors la décision d’accompagner le Président de la République doit suivre la même procédure.
Les 13 députés signataires critiquent également l’attitude, selon eux, pour le moins ambiguë, voire contradictoire de certains leaders d’Ensemble pour le Changement quant à leur adhésion à la plateforme USN, car l’opinion publique a remarqué que, tout en participant au Gouvernement de la République, certains de ces leaders se distinguent par des propos et des attitudes qui ne laissent aucun doute sur leur volonté réelle de torpiller l’action du Chef de l’Etat et de déstabiliser les institutions de la République.
Ces députés issus d’Ensemble pour la République demandent également à tous les membres qui occupent des fonctions dans les institutions, de clarifier leurs positions car l’heure n’est plus à l’hypocrisie, et de tirer toutes les conséquences de leur refus de partager le bilan de la gestion des Affaires de l’État tel que distillé.
Au finish, bien que seuls 13 députés ont signé le document, ces élus nationaux demandent à être considérés comme une entité à part entière dans les discussions en cours et à venir, en raison de leur poids politique qui, selon eux, est supérieur à 40 députés nationaux sur les 70 membres d’Ensemble pour le Changement.
Que pensent les proches de Katumbi ?
Du côté des fidèles proches collaborateurs de Moïse Katumbi, la réaction ne s’est pas faite attendre. Le conseiller en charge de la Jeunesse qui est également membre fondateur du parti ensemble pour la République et membre de la cellule d’implantation de la jeunesse Patrick Mundeke, interrogé par www.congorassure.cd n’y est pas allé par le dos de la cuillère. Ce jeune cadre du parti et regroupement politique dirigé par Katumbi a eu des mots forts pour les progressistes. Selon lui, ils ne sont rien d’autre que ce courant de politiciens corrompus.
« Ce sont des éternels affamés qui sont derrière des avantages politiques au détriment du bien du peuple. Félix Tshisekedi est le seul constitutionnellement responsable de son bilan durant les 5 années passées à la tête du Congo » a-t-il déclaré, soulignant que contrairement à ce que dit ce groupe « dissident » d’Ensemble pour le changement, « ils ne sont pas et ne seront jamais 40 députés, ils sont 13 appartenant à une seule communauté, dirigée par un jeune ministre membre du fameux gouvernement des Guerriers ».
« Ils se trompent, s’ils ne savent pas lire la constitution à cause de la faim et de l’égoïsme, la loi est claire : Félix est le père de la Nation, à ce titre il veille sur le social des Congolais, garant des institutions, commandant suprême, magistrat suprême et chef de l’Etat, lui seul, et il nous doit un bilan. Katumbi n’a pas de bilan à présenter aux Congolais car il ne gère rien » a déclaré Patrick Mundeke.