RDC : La CENI insiste sur son autonomie administrative et financière et rejette les accusations de « surfacturation »
Le rapporteur de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) Patricia Nseya Mulela est revenu mardi sur la question des finances de cette institution électorale lors de la présentation du calendrier d’organisation de l’élection du gouverneur du Sankuru.
Patricia Nseya a abordé à cette occasion la question de l’autonomie administrative et financière de la CENI, précisant au passage que les fonds alloués à la centrale électorale sont constitués de différents budgets, dont celui des rémunérations, celui du fonctionnement, celui des investissements et celui des opérations.
« C’est le budget des opérations qui organise les élections. J’ai suivi le ministre des Finances. Je sais que la CENI a reçu le budget de fonctionnement pour les mois de novembre et décembre. Elle a également reçu le budget de fonctionnement pour les rémunérations. Ce n’est pas avec le budget des rémunérations ou le budget de fonctionnement que la CENI peut organiser les opérations électorales », a déclaré le rapporteur de la CENI.
Ce membre du bureau de la CENI a également déclaré que jusqu’à ce jour, cette institution n’a reçu aucun rond sur le budget d’investissement.
« Si vous voyez l’état actuel de notre bâtiment, ça vous renvoie déjà à ce que la CENI sollicite auprès du gouvernement. Et là, on parle de l’autonomie financière et administrative, c’est ça même le socle de notre indépendance »
a-t-elle dit.
Par ailleurs, revenant sur les deux dernières sorties de son président Denis Kadima et du ministre des Finances Nicolas Kazadi, Patricia Nseya, qui a rejeté les accusations de surfacturation , a commenté que la CENI, qui ne fait que respecter sa feuille de route, n’est pas dans le jeu de ping-pong.
Cependant, elle a déclaré : « Je me demande ce que cela signifie. Parce que depuis notre investiture et la passation des pouvoirs jusqu’au moment où je vous parle, tous les membres de la CENI utilisent leurs véhicules personnels. Et pour le proforma que nous avons déposé au ministère des Finances, le ministre peut vérifier les tarifs chez CFAO, qui est une société sérieuse connue de tous. »