RDC : Soupçon de surfacturation à la commission électorale, l’IGF s’en mêle et annonce une descente dans 48 heures
C’est un système de contrôle robuste que l’Inspection générale des finances entend mettre en place pour suivre de près la gestion des fonds à la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Pour Jules Alingete : « c’est pour éviter la confusion
Le début de cette opération de contrôle est annoncé dans 48 heures. L’objectif principal est de vérifier combien d’argent a été reçu par la Centrale électorale et à quoi il a été affecté, a expliqué le contrôleur en chef Jules Alingete, précisant que cette mission sera permanente afin de contrôler toutes les opérations de financement de la CENI.
« L’Inspection générale des finances va envoyer une mission de contrôle à la centrale électorale pour passer au peigne fin toutes les opérations financières, aller à la Banque centrale et au trésor public pour voir ce qui a été déboursé, ce qui en a été fait et ainsi de suite. Toutes les opérations financières devront être vérifiées pour leur crédibilité », a-t-il dit.
En plus de ces explications, l’inspecteur général des finances explique que cette mission sera effectuée dans le cadre de la supervision comme cela se fait dans d’autres institutions publiques et ce, pour éviter toute confusion.
Jules Alingete prévient qu’à chaque fois qu’il y aura un décaissement, l’inspection générale des finances veillera à ce qu’il y ait de la transparence et retracera l’affectation réelle de ces fonds. Il a en outre insisté sur le fait que son équipe n’est pas composée de spécialistes des opérations électorales mais de simples contrôleurs des finances publiques.
Par ailleurs, concernant un audit de l’IGF au sein de l’institution qu’il dirige, Denis Kadima, a simplement rappelé que la CENI est responsable devant l’Assemblée nationale, et la Cour des comptes également. Cependant, le numéro un de la centrale électorale estime que si l’IGF a la compétence, selon la loi, d’auditer la CENI, il n’y a pas de problème.
Cette annonce intervient après que le numéro un de la CENI et le ministre des Finances Nicolas Kazadi ont donné les précédents jours deux versions différentes. Alors que Denis Kadima a déclaré que sur le plan des opérations, la CENI n’a pas encore reçu un seul centime, prévenant que le retard pourrait faire grimper les coûts, le ministre des Finances a déclaré : «Nous en sommes déjà à près de 37 millions de dollars dépensés pour la CENI contrairement à ce qui a été dit »