Interdire à Matata Ponyo de voyager ne consolide pas l’État de droit (JC Katende)
Augustin Matata Ponyo a été empêché par la Direction générale de migration de prendre un vol pour Lubumbashi afin d’assister aux funérailles de sa sœur décédée. Face à cette situation, le président national de l’Asadho manifestement opposé à cette décision s’est interrogé sur les véritables raisons de ce refus.
Jean-Claude Katende a clairement fait savoir qu’il aimerait comprendre ce qui justifie ce qu’il qualifie d’acharnement contre le sénateur et ancien premier ministre Augustin Matata Ponyo.
« On l’empêche d’aller se faire soigner, un droit reconnu par la constitution. Maintenant, on lui refuse de voyager à l’intérieur du pays » a déploré le défenseur des droits de l’homme, estimant que ce comportement est loin de consolider l’Etat de droit.
Contexte
L’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo a été empêché par la Direction générale des migrations (DGM) de prendre un vol Congo Airways à destination de Lubumbashi pour assister aux funérailles de sa sœur décédée le dimanche 19 février, a-t-il annoncé dans un tweet.
Sur son compte on peut lire : « Incroyable mais vrai. La DGM (Migration) vient de m’empêcher de prendre le vol Congo Airways pour assister aux funérailles de ma jeune sœur décédée à Lubumbashi. Alors que la Cour constitutionnelle a clos définitivement le dossier en novembre. Qui aurait pu l’imaginer ! Vive l’Etat de droit ! »
Et dans un communiqué paru quelques heures plus tard, le Cabinet de Matata Ponyo Mapon a alerté l’opinion publique nationale et internationale, affirmant que l’ancien Premier ministre continue d’être victime d’un traitement injuste et discriminatoire de la part des autorités politiques, administratives et judiciaires du pays.
Pour rappel, la Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo (RDC) s’était récemment déclarée incompétente pour juger l’ancien Premier ministre Augustin Matata, poursuivi pour détournement de fonds publics, laissant le soin à d’autres juges de trancher.