Le Président congolais Félix Tshisekedi a prévenu samedi que l’agression dont est victime la RDC de la part du Rwanda pourrait avoir des répercussions sur le processus électoral qui a déjà débuté dans le pays.
Selon M. Tshisekedi, le processus électoral est menacé par un conflit armé orchestré par le Rwanda. Il a ajouté que la communauté internationale ne prenait pas de mesures pour sanctionner cette initiative et que cela mettait en danger le bon déroulement des futures élections.
« Nous risquons de prendre du retard sur l’enrôlement. Ça peut entrainer le retard dans le vote de la loi sur la répartition des sièges pour que nous puissions aller dans un processus électoral crédible. Si demain nous allons aux élections dans des conditions difficiles, vous allez parler de compromis à l’africaine, alors qu’aujourd’hui, les mêmes africains sont en train d’attirer votre attention sur cette ignoble et injuste agression due au fait du Rwanda et demandons même les sanctions, mais personne n’en parle », a déclaré M. Tshisekedi, au président français Emmanuel Macron avec qui il a anime conjointement une conférence de presse à Kinshasa.
Pour le Chef de l’Etat de la RDC, la RDC a réellement besoin de la sécurité pour mettre fin à la perturbation des opérations de l’enrôlement dans les zones de troubles. « Sinon, nous risquons d’avoir un retard considérable qui impactera sur la date », dit le président Tshisekedi. « S’il y a risque de dérapage, ce ne sera pas de la faute des autorités du pays, ni de la commission électorale Nationale Indépendante mais parce que nous sommes un pays agressé par le Rwanda, mais sinon nous avons suffisamment tiré la sonnette d'alarme ».
Par ailleurs, Félix-Antoine Tshisekedi a appelé samedi à une nouvelle façon d'aborder les pays africains. Il a indiqué à son homologue français Emmanuel Macron que les rapports avec l'Afrique doivent être fondés sur le respect.
Le Président congolais a notamment exhorté la France et l'Occident à cesser de regarder le continent africain d'un œil paternaliste. M. Tshisekedi espère que sa demande sera entendue et que l'Afrique sera reconnue comme un partenaire à part entière.
CongoRassure