Une tragédie secoue la scène politique congolaise ce mercredi alors que le corps sans vie de Chérubin Okende, ancien ministre des transports et opposant du régime Tshisekedi, a été découvert sur la route Poids Lourds à Kinshasa.
Ce haut cadre et porte-parole du parti de Moïse Katumbi, Ensemble pour la République, a été retrouvé inerte et criblé de balles. Cette brutale disparition laisse un pays en deuil et soulève de nombreuses questions quant à la sécurité des opposants politiques d’autant plus que les circonstances entourant la mort de Chérubin Okende sont troublantes.
En effet, mercredi dernier, une alerte avait été émise par ses proches, signalant son enlèvement par des individus inconnus lourdement armés pour une destination inconnue. Les faits se sont déroulés devant la Cour constitutionnelle, où l'ancien ministre des Transports avait, selon plusieurs sources, un rendez-vous prévu.
L'annonce de la découverte du corps de Chérubin Okende a provoqué une onde de choc dans tout le pays, et l’avenue Poids Lourds, où le corps a été retrouvé, a été rapidement envahie par des embouteillages. Les autorités sont appelées à dépêcher une équipe d'enquêteurs pour tenter de comprendre les circonstances de cet assassinat et identifier les responsables.
Alors que le pays fait face à une période politique tumultueuse, marquée par des tensions entre le pouvoir en place et l'opposition, l'assassinat de Chérubin Okende ne fait qu'accentuer les divisions et le climat d'insécurité qui règne. Les autorités congolaises sont désormais confrontées à la tâche urgente de garantir la sécurité des militants politiques et de prendre des mesures pour prévenir de tels actes de violence à l'avenir.
Chérubin Okende était un haut cadre d'Ensemble pour la République, le parti dirigé par Moïse Katumbi, qui est également une figure majeure de l'opposition congolaise. Son rôle en tant que porte-parole lui donnait une voix influente dans la critique du régime en place. Sa disparition brutale laisse un vide au sein de l'opposition et suscite des préoccupations quant à la sécurité des militants politiques dans le pays à l’approche des élections législatives et présidentielle.
CongoRassure