À un mois du début de la campagne électorale en République Démocratique du Congo (RDC), les tensions montent entre les candidats à la présidence. Adolphe Muzito, l'ancien Premier Ministre et actuel président du Nouvel Elan, a critiqué vivement cette atmosphère de chamaillerie, mettant en avant l'importance des débats sur les projets de société.
Dans une interview qu’il a accordée le dimanche 8 octobre 2023, Adolphe Muzito, président du Nouvel Elan, a exprimé son inquiétude quant à l'atmosphère pré-électorale en RDC. Ce dernier a notamment déploré la chamaillerie qui s’est déclenchée particulièrement entre trois candidats à la course à la magistrature suprême.
L’ancien chef de gouvernement sous Joseph Kabila a notamment cité Moïse Katumbi, Denis Mukwege et le président actuel et candidat à sa propre succession Félix Tshisekedi. Selon lui, cette attitude nuit au processus démocratique et éloigne les électeurs des véritables enjeux.
Je constate les limites de 3 candidats à l’élection présidentielle Katumbi, Mukwege et Tshisekedi. À la place du débat sur les projets de société et sur leurs politiques publiques, ils excellent dans la chamaillerie, a-t-il dit.
Muzito a également évoqué les accords politiques conclus après les élections de 2018. Il a remis en question la légitimité de ces accords, affirmant que le pouvoir appartient au peuple en démocratie et non aux leaders politiques. “Quant aux accords conclus sur le dos du peuple à l’issue des élections de décembre 2018, les uns et les autres doivent savoir qu’en démocratie le pouvoir n’appartient ni à l’un, ni à l’autre dealer mais au peuple”.
Cette déclaration a suscité de vives réactions, notamment de la part des soutiens de trois candidats cités par Adolphe Muzito. Alors que le débat se poursuit suite à cette sortie de l’ancien premier ministre, Claude Ngoma, un autre cadre de son parti, a cette fois appelé la centrale électorale, à rejeter la candidature de Martin Fayulu à la présidentielle. Selon Ngoma, Lamuka-Fayulu n'est pas reconnu parmi les 66 regroupements politiques autorisés à fonctionner en RDC.
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