Le Gouvernement Rd. Congolais par le biais de son Vice-premier ministre et ministre des Affaires Étrangères, Christophe Lutundula et la Représentante spéciale du Secrétaire général de l'ONU en République Démocratique du Congo (RDC), Bintou Keïta ont signé, ce mardi 21 novembre à Kinshasa, le Plan de désengagement devant aboutir au retrait progressif de la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en RDC (MONUSCO).
La signature de ce Plan de désengagement marque une étape importante vers le départ graduel de cette mission onusienne en RDC, avec la participation conjointe des partenaires techniques nationaux et des Agences Fonds et Programmes des Nations Unies.
Pour Christophe Lutundula, cette démarche était nécessaire non seulement pour apaiser les tensions entre la MONUSCO et les populations locales, mais aussi pour repenser la dynamique entre la RDC et les organismes onusiens.
"Le moment n'est plus à l'inaction. Accélérer le départ de la MONUSCO est crucial pour apaiser les tensions entre la mission onusienne et nos concitoyens. Il est temps d'envisager de nouveaux modes de coopération avec les Nations unies, mieux adaptés à nos besoins actuels", avait déclaré le VPM Lutundula en septembre dernier lors de l'entérinement du plan de transition révisé de la mission pour accélérer le processus de son départ.
Il faut dire qu'après avoir pris acte officiellement des requêtes de Kinshasa, c’est le 16 octobre dernier que le Conseil de sécurité avait accepté de considérer d’un commun accord le retrait graduel, mais accéléré de ses éléments, les casques bleus déployés dans la partie Est de la RDC.
Chacune des parties devaient sauver sa face. Félix Tshisekedi qui est en pleine campagne électorale pour sa réélection ne saurait rester indifférent aux cris de ses concitoyens. Tandis que les Nations Unies qui ont conscience de l'impopularité de leurs missions en Afrique et en RDC particulièrement doivent éviter des retraits précipités, synonymes d'humiliation et d'insécurité.
Daudi Amin