L’Église catholique vient de taper du poing sur la table et change de méthode en refusant tout accès aux candidats aux élections générales d’utiliser les lieux de culte pour battre leur campagne électorale.
Bien que les églises et autres lieux de cultes sont restés des cibles idéales pour les candidats aux élections de vendre leurs images aux électeurs depuis les toutes premières élections démocratiques en RDC, cette méthode vient d’être balayée d’une seule, mais de rêveur.
Une attitude que les archevêques et évêques de la RDC justifient le moment de demander des comptes à ceux qui ont dirigé le pays pendant le quinquennat passé par rapport aux promesses faites et ainsi bien juger de la pertinence et la faisabilité des promesses de nouveaux candidats.
« Les élections nous donnent le pouvoir de renouveler la confiance aux animateurs des institutions qui ont bien servi le pays, mais aussi de sanctionner tous ceux qui ont mal géré en servant leurs propres intérêts », a souligné la CENCO au sortir de la soixantième (60è) assemblée plénière qui s’est clôturée à Lubumbashi.
Elle note que l’Église reste au milieu du village. « Il faut éviter de louer ou de céder les espaces de l’Église pour la campagne électorale des individus ou des regroupements politiques. Nos lieux de culte ne doivent en aucun cas servir pour la propagande politique. Il est interdit d’accorder la parole aux acteurs politiques pendant les célébrations eucharistiques ou toute autre activité ecclésiale pour battre campagne », poursuit la CENCO.
Abordant le sujet du choix des électeurs, la CENCO invite ces derniers à voter utile afin de s’assurer de sortir de la souffrance actuelle du peuple Congolais. Pour ce faire, elle appelle les électeurs à privilégier les critères objectifs de compétence et de probité morale.
« Non aux opportunistes qui changent de camps à la recherche des intérêts personnels, non à ceux qui prennent comme les suppléants les membres de leurs familles, non à ceux qui postulent tous les niveaux, non aux tribalistes et népotistes, non à l’achat des consciences », prescrit la CENCO.
Elle exhorte par ailleurs la centrale électorale à rendre publique la cartographie des bureaux de vote et les listes électorales sous un format téléchargeable. Ils insistent également sur la nécessité de publier les résultats de vote bureau de vote par bureau de vote afin d’améliorer la perception du travail de la CENI et accroître la confiance actuellement déficitaire.
Diddy MASTAKI, Goma