Se référant à l’expérience des cycles électoraux passés considérés comme étant truffés des graves fraudes, le Conseil Épiscopal National du Congo a, lors de la soixantième (60è) plénière clôturé le mercredi 22 novembre à Lubumbashi, recommandé aux observateurs des élections de veiller dans les bureaux de vote jusqu’à l’affichage des résultats afin d’avoir une idée globale sur les résultats pour barrer la route à toute manœuvre de fraude électorale.
Cette recommandation qui se veut cruciale à cette période électorale a été formulée dans le communiqué final de cette assemblée plénière des Archevêques et Évêques de la CENCO signé par l’abbé Donatien Nshole.
« Ne quittons pas les Bureaux de Vote tant qu’on n’aura pas affiché les résultats », lit-on dans ce communiqué.
À en croire les détails de ce document dont une copie est parvenue à la rédaction de CONGORASSURE.CD, cette recommandation se fonde sur l’expérience malheureuse des cycles électoraux passés entachés des fraudes.
« Compte tenu des expériences malheureuses des cycles passés, ne quittons pas les Bureaux de vote tant qu’on n’aura pas encore affiché les résultats », poursuit le communiqué.
Ce qui est un espoir pour la CENCO qu’avec l’affichage des résultats au niveau des Bureaux de vote, la population aura déjà une idée claire des gagnants et suppose que la CENI n’aura d’autre choix que de confirmer les résultats déjà connus par le grand public.
L’Église catholique pense par ailleurs que cette mobilisation de la population serait le seul moyen pacifique de réclamer la vérité des urnes afin d’éviter de se retrouver face aux réalités tristes enregistrées par le passé.
« Au cas contraire, ce serait une trahison et n’attendons pas une autre instance pour nous rétablir dans nos droits. Nous avons le pouvoir constitutionnel nous permettant d’imposer pacifiquement la vérité des urnes », souligne-t-il.
Pour rappel, depuis la tenue des toutes premières élections démocratiques en RDC (en 2006), la période postélectorale reste caractérisée par des violences et contestations des résultats de la présidentielle. Pour le cas actuel, l’histoire s’est répétée par des similitudes avec le cycle de 2011 après lequel le feu Félix Tshisekedi n’a pas arrêté de réclamer la vérité des urnes comme c’est le cas aujourd’hui avec Martin Fayulu, perdant de l’échéance de 2018.
Diddy MASTAKI