Les membres du parti politique “Ensemble pour la République”, cher à Moïse Katumbi, candidat à la présidentielle du 20 décembre 2023 monte au créneau et dénoncent le refus par Kinshasa de procéder à la distribution d’un lot important de vivres et non-vivres offerts par Katumbi aux déplacés du M23 cantonnés dans plusieurs sites des déplacés dans le Nyiragongo et Goma, au Nord-Kivu.
Prévus depuis le dimanche dernier, plusieurs chargements constitués des matelas, couvertures, bidons, matelas et des vivres ont été renvoyés par la police jusqu’à la Caritas diocèse de Goma, organisation qui était chargée de la distribution de ces biens.
Un acte qui suscite plusieurs réactions au sein de cette formation politique de l’opposition qui considère cette décision de manque d’humanisme de la part du régime en place, car selon eux, il est inconcevable qu’on refuse à manger cette masse de la population qui traverse une souffrance atroce pour des raisons inavouées.
Par ailleurs, dans ses propos, Patrick Mundeke, membre d’Ensemble pour la République en ville de Goma, Katumbi n’a pas préparé ce don au profit des déplacés dans le cadre de sa campagne électorale, donc pour des fins électoralistes, mais pour partager leur souffrance en tant que chrétien catholique.
Celui-ci accuse le gouvernement Congolais de détournement de trois cent un mille (301 000) dollars américains, contribution de Katumbi destinée à l’acheminement d’une assistance humanitaire à ces mêmes déplacés.
Pour l’instant, toute cette cargaison reste entre les mains de la Caritas du diocèse de Goma jusqu’à ce que le moment viendra pour qu’elle soit distribuée à ses bénéficiaires, les déplacés de la guerre.
Toutefois, certains proches du pouvoir en place critiquent les moments et le contexte dans lesquels l’homme à l’esprit caritatif a déposé cette aide. Ils estiment que bien sa famille politique veut séparer le don de la campagne électorale, ces deux (02) éléments restent liés d’autant plus que depuis un long moment, ces déplacés crient à l’aide, mais sans succès. « Répondre aujourd’hui c’est bien sûr pour battre campagne », estiment-Ils.
Cela fait déjà une semaine environ, le gouverneur militaire de la province de l’Ituri a interdit toute campagne électorale dans les camps des déplacés de sa juridiction.
Diddy MASTAKI, Goma