Dans l'histoire électorale de la République Démocratique du Congo remontant de 2006, la question de la campagne électorale fait l'objet de plusieurs dérapages de la part de certains candidats et/ou de leurs sympathisants.
Bien que la loi électorale prévoit une période de campagne électorale ne dépassant pas une durée de trente jours (30) jours fixés à un (1) mois de la tenue du scrutin, la loi prévoit des sanctions contre les candidats qui ont prolongé cette durée décisive pendant laquelle ils vendent leurs projets de société aux électeurs.
Mais en interrogeant l'article 32 de la loi électorale, il ressort avec précision que les dispositions légales mettent en place certaines lignes rouges à ne pas franchir pour éviter tout dérapage et pratique illégale. Pour le cas précis relatif à la période d'après la campagne électorale et surtout le jour du scrutin, la loi énumère certains interdits.
"Toute distribution, le jour de scrutin, des manifestes, circulaires ou documents de propagande. (Article 32 L. E) tout port des habits avec motif, couleur ou logo des partis politiques ou regroupement politique sur les lieux de vote ; (Article 32 L. E)", prévoit la loi électorale.
En cas de violation de la loi en matière de campagne électorale, les dispositions légales proposent des sanctions allant jusqu'à la radiation ou l'annulation de la liste électorale des candidats qui tombent dans cette erreur.
Ce qui fait toujours l'objet des sensibilisations et des candidats, et de leurs sympathisants afin de combattre cette pratique pour conserver le caractère indépendant de la CENI dans l'organisation des élections en RDC.
Lancée le 19 novembre 2023, la campagne électorale en vue des élections générales du 20 décembre se clôturera le 18 décembre prochain.
Diddy MASTAKI, Goma