Le prix Nobel 2018, le Dr Denis Mukwege dénonce l'intolérance électorale dont il est victime pendant cette période de la campagne électorale dans certaines villes de la RD Congo.
Dans sa lettre d'indignation du 08 décembre 2023, le candidat à la présidentielle numéro 15 indique qu'à Goma, les panneaux de campagne portant ses effigies ont été sciés sur ordre du maire de la ville la journée du mercredi 06 décembre dernier, en prévision de l'arrivée du président sortant.
« C'est avec force que je dénonce les agissements malveillants du pouvoir sortant qui multiplie des stratagèmes afin de nous empêcher de mener normalement notre campagne électorale. La loi électorale stipule en son article 111 que « Tous les candidats à l'élection du Président de la République sont traités sur un même pied d'égalité par les services publics et protégés par les forces de l'ordre pendant la campagne électorale », mais la réalité à laquelle nous sommes confrontés sur le terrain est tout à fait différente », a écrit Denis Mukwege.
Et de poursuivre : « À titre illustratif, à Goma, les panneaux de campagne portant nos effigies ont été sciés sur ordre du Maire de la ville dans la journée du mercredi 06 décembre 2023, en prévision de l'arrivée du Président sortant. Cet agissement de Monsieur le Maire est contraire à l'article 80 bis qui stipule que : Quiconque se livre pendant la campagne électorale à la destruction d'affiches, de photos et autres effigies de propagande électorale de candidat et de parti politique est puni d'une peine de servitude pénale cette même pratique a été observée à Kinshasa et à Kananga où nos affiches de campagne ont été arrachées ».
Dans plusieurs aéroports, notamment à Bunia et Kisangani, le carburant est réquisitionné par le camp au pouvoir afin de bloquer l'approvisionnement des autres
avions devant transporter des candidats qui mènent leur campagne électorale, a dit le numéro 15 à la présidentielle de décembre prochain.
« A l'aéroport de Bukavu et de Goma, des avions sont également réquisitionnés empêchant ainsi tous nos mouvements de poursuivre notre campagne. Nous condamnons avec force cette manière d'agir qui ne garantit pas un processus électoral équitable, crédible et transparent. Nous sommes persuadés que ces manœuvres déloyales d'un régime aux abois n'empêcheront pas la sanction du peuple », a-t-il ajouté.
Rappelons que neuf (09) jours séparent les Congolais de la tenue des scrutins combinés qui se tiendront le 20 décembre prochain.
DM Ngovoka, Beni