La question de la prise d'armes par le vice-premier ministre de la Défense et l’un des lieutenants du président Tshisekedi, Jean Pierre Bemba, a refait surface au cours de la campagne électorale en marge des élections du 20 décembre. Important allié du candidat numéro 20 à la prochaine élection présidentielle, Bemba a répondu aux accusations lors d'un point de presse à Mbandaka, Équateur, le dimanche 10 décembre.
Jean Pierre Bemba a réagi aux allégations selon lesquelles il aurait pris les armes contre la République Démocratique du Congo en expliquant que son engagement n'était pas motivé par des intérêts personnels, mais plutôt par le désir de défendre le peuple.
Lors du point de presse, il a déclaré : "Si j'avais pris les armes, ce n'était pas pour mon intérêt personnel. Je pense que beaucoup d'entre vous connaissent la famille dans laquelle je suis issu. Je ne manquais de rien. Bien au contraire, j'avais pris le grand risque pour défendre le peuple, au risque de perdre ma vie."
Il a souligné qu'il avait échappé à la mort à plusieurs reprises, tant pendant la révolution que pendant la transition 1+4. Bemba a insisté sur le fait qu'il n'avait pas mené la révolution contre son pays, mais plutôt un combat visant à libérer le peuple de la dictature et à instaurer la démocratie en République Démocratique du Congo.
Alors que la campagne électorale se poursuit, certains membres de l'opposition reprochent à Jean-Pierre Bemba, qui bat campagne pour le candidat à sa propre succession Félix Tshisekedi, d'avoir pris les armes contre le pays. C’est notamment le cas de Christian Mwando l’un des proches collaborateurs de Moïse Katumbi qui a déclaré que Jean-Pierre Bemba est une marionnette de Museveni. “Il considère les autres comme jouant le même geste. Nous n'avons jamais pris les armes contre la République et nous ne sommes les marionnettes de personne”, a-t-il ajouté.
Il a fait cette sortie après que le vice-premier ministre Bemba a remis en question lors d’un meeting précédent la nationalité de Moïse Katumbi, également candidat à la magistrature suprême.
CongoRassure