Nord Kivu : impact de Covid19 sur l’économie des femmes et des filles engagées dans le petit commerce, résultats de l’organisation FDAPID
Dans une conférence de presse tenue à Goma le jeudi et animée par son coordonnateur national, le Foyer de Développement pour L’Autopromotion des Pygmées Indigènes Défavorisés (FDAPID), une des organisations de la société civile œuvrant dans la défense, protection et la promotion des droits de l’homme et qui profite des mécanismes régionaux et internationaux, a présenté les résultats des enquêtes (une étude de base) réalisées sur la situation socio-économique des femmes et des filles qui s’adonnent au petit commerce, une étude de base liée au contexte de Covid19.
Cela a été l’occasion pour le PDAPID de démontrer l’impact négatif de la Covid19 sur l’économie, mais aussi de parler des étapes de l’Examen Périodique Universel EPU depuis mai 2019 jusqu’à aujourd’hui, de rappeler le rôle de la société civile ainsi que de lancer un message de mobilisation, d’appeler le gouvernement, tous les acteurs et toutes les parties prenantes à l’EPU.
BATUNDI HANGI Vicar, coordonnateur national de l’organisation a déclaré que méthodologiquement, la procédure a été faite sur les enquêtes sur les ménages, en organisant des entretiens avec les femmes et les filles. L’échantillon a été choisi sur 250 femmes qui ont un capital de moins de vingt dollars américains (-20$) et qui vendent du poisson, le maïs, les arachides, la canne à sucre, les tomates et autres.
Quatre questions ont été posées et les résultats sont présentés comme suit : « 100% ont témoigné de l’impact négatif de la Covid19 sur leurs activités, raisons, enfermement depuis plus de 7 mois. 243 femmes sur 250, soit 97,2% ont confirmé avoir consommé leurs économies, 189 sur 250, soit 75,6% ont témoigné que leur capital varie entre 20 et 40 mille francs congolais (20 000fcs et 40 000fcs) avec des familles comprenant entre 5 et 11 membres dépendant de ce capital ».
Le numéro un du FDAPID souligne que le but de cette étude était d’analyser la faisabilité d’accorder un CASH FOR WORK à 100 femmes, dont 51 de la province du Nord-Kivu, et 49 du Sud-Kivu pour les soutenir et renforcer leur pouvoir économique.
« Nous avons déjà donné un cash for work à cinquante et une femmes dans la province du Nord Kivu, nous en avons encore quarante-neuf que nous allons prendre dans la province du Sud Kivu car notre projet prévoit 100 femmes dans les deux provinces afin de les soutenir, et de renforcer leur pouvoir économique qui ont été affectées par le Covid19 » informe le document-sommaire des résultats qui est parvenu à CongoRassure.cd
En ce qui concerne les étapes de l’examen périodique universel, comme la RDC a été examinée pour la troisième fois en mai 2019 à Genève, et à partir des étapes, les recommandations faites par les États membres de l’ONU ont été adoptées en septembre 2019.
Ainsi, la société civile aura un grand rôle à jouer à partir de mai 2022 lors de l’étape de mi-parcours, suivie de l’étape de soumission des rapports en mars 2024, année où la RDC sera examinée pour la quatrième fois (4ème cycle), et enfin l’examen lui-même en novembre de la même année (2024).
Tout au long de ce cycle, la société civile aura un rôle majeur dans le renforcement du plaidoyer auprès du gouvernement congolais pour accélérer le processus de mise en œuvre de l’ensemble des 267 recommandations, a déclaré Batundi Hangi Vicar, coordonnateur national du FDAPID.
Emmanuel MWENE, GOMA